Plus de 9.000 start-up créées en 5 ans

Plus de 9.000 start-up ont été créées en Algérie en l’espace de 5 ans.

«Avant 2019, nous n’avions aucune start-up, et au bout de cinq ans, l’Algérie est devenue le pays qui en compte le plus en Afrique avec un nombre de  9.500 créées au bout de cinq ans. C’est un exploit réalisé grâce à un climat de travail sain», a affirmé, lundi, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Fayçal Bentaleb.

Plus de 28,2 milliards de dinars pour créer de l’emploi

L’État a consacré plus de 28,2 milliards de dinars pour créer de l’emploi à travers la diminution de la quote-part patronale des cotisations de la Sécurité sociale, qui a touché 1.093.777 employés et plus de 55.000 entreprises économiques durant les cinq dernières années, a indiqué, Fayçal Bentaleb, qui a été invité à la 2e édition du Forum national de l’emploi et de l’entrepreneuriat, organisée par le Conseil supérieur de la jeunesse à l’Université Blida 2 Ali-Lounici à El Affroun.

Bentaleb a soutenu que ces avantages fiscaux permettent l’absorption du chômage. Un abattement de 40% de la quote-part patronale est accordé aux patrons d’entreprises dans la région du Nord et 80% à ceux basés dans les Hauts-Plateaux et les régions du Sud. «Ces avantages entrent dans le cadre de la réforme du monde du travail en Algérie qui vise plus de rentabilité, car toute stabilité ou évolution est liée à une économie équilibrée», a-t-il estimé.

Stimuler la croissance économique et l’innovation

À propos du soutien financier destiné aux jeunes créateurs de start-up et de petites entreprises, le ministre a expliqué que celui qui veut réussir et entrer dans le monde de l’entrepreneuriat ne doit pas attendre de soutien, mais de mettre en œuvre son idée. Il a rappelé à ce sujet que l’Etat a créé le ministère  de l’Économie de la connaissance, des start-up et des Micro-entreprises, pour justement encourager les jeunes porteurs de projets à créer des entreprises.

Pour le ministre de la Jeunesse, président du Conseil supérieur de la jeunesse, Mustapha Hidaoui, ce forum s’inscrit dans le cadre du programme annuel visant à soutenir l’insertion économique des jeunes. Durant ces deux jours, les participants pourront bénéficier d’ateliers et de sessions dédiés au développement de l’entrepreneuriat. Le forum prévoit également des espaces d’échange pour les jeunes porteurs de projets et les différents acteurs économiques pour stimuler la croissance économique et l’innovation. Le forum vise à formuler des recommandations pratiques pour améliorer l’environnement des affaires et soutenir l’emploi des jeunes.

Diversifier les financements

Un accent particulier sera mis sur la promotion de l’entrepreneuriat et le développement des start-up, permettant ainsi une meilleure intégration économique des jeunes. «Nous allons identifier tous les obstacles, toutes les propositions des jeunes dans le processus de création de start-up ou de petites entreprises», a souligné Mustapha Hidaoui, avant d’annoncer l’engagement du conseil du renouveau économique Algérien (CREA) dans la création d’un fonds pour aider les jeunes porteurs de projets. Le ministre a annoncé, lors d’un point de presse organisé en marge du forum, la création de fonds par le secteur privé pour le soutien des jeunes investisseurs, car, selon lui, «il est temps de diversifier les mécanismes d’aide destinés aux projets des jeunes». Il a fait savoir que beaucoup de jeunes préfèrent prendre le chemin de l’entrepreneuriat, que d’aller chercher du travail dans une entreprise publique.

«C’est par la concrétisation des start-up et microentreprises que nous pouvons atteindre l’objectif que le président Abdelmadjid Tebboune a fixé, à savoir créer 450.000 emplois et 20.000 start-up à l’horizon 2029», a rappelé le ministre,qui a tenu à remercier les jeunes qui se sont mobilisés en force pour réussir cette deuxième édition du forum. De son côté, le  ministre de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, a soutenu que ce forum est une occasion pour écouter les doléances des jeunes créateurs d’entreprises à même de permettre d’améliorer le climat des affaires. Il a précisé que le financement est la partie la plus difficile dans le processus de création de petites entreprises et il est primordial d’aller chercher des fonds pour diversifier le financement, notamment chez des investisseurs étrangers et profiter des fonds de financement international.

M. Benkeddada

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