Saldae, un projet pour soutenir l’internationalisation de l’Université

Le campus d’Aboudaou de l’Université Abderrahmane Mira de Bejaïa a accueilli, lundi, une rencontre marquée par la présence des représentants du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et du Bureau national Erasmus en Algérie, dans le cadre du lancement du projet Saldae.
Ce projet international d’une durée de 2 ans sous l’intitulé «Soutien à l’internationalisation des universités algériennes : Diversification des activités et des échanges», réunit plusieurs universités algériennes (Bejaïa, El Tarf, Ghardaïa, Saïda, Sétif 1, Sétif 2) et européennes (Grenade «Espagne», Paris 8 «France», Union des universités de la Méditerranée -UNIMED-, «Italie»).
Former la ressource humaine
Dans son allocution d’ouverture, le recteur de l’Université de Bejaïa, Abdelkrim Bentaïche, a souligné l’apport attendu de ce réseau dans l’effort d’internationalisation de l’université algérienne,à l’instar de celle de Bejaïa, ainsi que son impact sur les opportunités de formation aussi bien pour l’étudiant que pour l’enseignant chercheur. De son côté, Mouny Belhocine, vice-recteur des relations extérieures et de la coopération, coordinatrice nationale du projet Saldae, a retracé le parcours de ce projet, qui a réussi à être sélectionné parmi les 972 projets soumis, et sérié ses objectifs parmi lesquels développer une culture d’internationalisation, créer un réseau national et international, proposer des opportunités de formation à la communauté universitaire dans toute sa diversité et améliorer la qualité de l’enseignements et de la recherche, et propager l’impact du projet à toutes les régions du pays.
Pour sa part, la sous-directrice des programmes de coopération universitaire et de recherche, à la direction de la coopération et des échanges universitaires, Samira Chader, a brossé un aperçu de la situation en matière d’ouverture à l’international et de coopération, mettant en exergue l’insuffisance actuelle de la ressource humaine en la matière qui ne permet pas aux universitaires de profiter amplement des opportunités qui existent à l’international, alors même que l’Algérie participe souvent au financement des projets. Elle estime toutefois qu’avec la stratégie actuelle des pouvoirs publics de favoriser les relations à l’international de l’Université de Bejaïa, les perspectives sont plus prometteuses aussi bien pour les universitaires algériens en recherche de formation à l’extérieur que pour les étudiants étrangers désireux de suivre un cursus en Algérie. Cette internationalisation permettra aussi à l’Algérie d’avoir des représentants dans nombre d’institutions régionales et internationales où elle est absente pour l’instant, contrairement aux pays voisins, par exemple. Le projet Saldae contribuera ainsi à former la ressource humaine et mettre en place le réseau qui rendra possible l’exploitation efficace de toutes les opportunités qui s’ouvriront à la communauté universitaire et des chercheurs.
O. M.