L’engagement de l’État pour la prise en charge des personnes à besoins spécifiques

L’engagement fort et ambitieux de l’État pour la prise en charge des personnes à besoins spécifiques.

Le 20 février dernier, l’Algérie a promulgué la loi 25-01 relative à la protection et à la promotion des personnes ayant des besoins spécifiques. Ce texte législatif vient rappeler, en ce début d’année, l’engagement fort et ambitieux de l’État algérien à garantir une vie digne aux citoyens en situation de handicap.

L’intégration des personnes handicapées, une priorité nationale

Que ce soit à la naissance ou à la suite d’un accident ou d’une maladie, ces personnes se retrouvent souvent confrontées à des difficultés sur le plan physique ou mental. Toutefois, l’Algérie, qui compte un peu plus de 1,7 million de personnes handicapées, qui reste attachée au caractère social de l’État, refuse de les confiner en marge de la société.

Depuis plusieurs années, l’État a initié des politiques de solidarité envers les personnes handicapées et plus généralement défavorisées, mais affiche surtout une forte volonté d’intégrer pleinement la première catégorie dans le tissu social et économique du pays. Il ne se limite pas à des gestes qui s’apparenteraient à de la charité.

Ces initiatives visent à éradiquer toute forme de discrimination à leur encontre. Ainsi, de nombreuses mesures ont été prises pour favoriser leur accès à la formation et au développement de compétences, éléments essentiels pour leur pleine participation à la vie de la nation. Les succès ne manquent pas : plusieurs exemples de réussite, dans les études et même dans les disciplines sportives  témoignent de l’impact positif de ces mesures et de la volonté des intéressés de prouver leur désir de réussite

Tebboune acte l’urgence sociale

Parmi les décisions  prises récemment, figure  l’attribution d’une allocation financière mensuelle de 10.000 DA  aux personnes handicapées à 100%, âgés d’au moins 18 ans  et sans aucun revenu. Tout le mérite revient au président Tebboune qui, lors d’un Conseil des ministres en avril 2023,  avait pris la décision d’augmenter le montant de l’allocation dont bénéficient désormais  près de 400.000 personnes.

Cette aide vise à améliorer leur quotidien, à faire face à des dépenses urgentes et à leur offrir une certaine autonomie. L’effort dans le domaine de la formation est également notable. Des instituts et des écoles spécialisés ont été ouverts des classes spéciales au sein des établissements de l’éducation nationale accueillent des élèves.

Assurer l’insertion des personnes vulnérables

Le secteur privé a, certes timidement, participé à cet effort en ouvrant des crèches et des structures d’enseignement adaptées, mais ces initiatives restent concentrées dans les grandes villes du pays.

Cependant, malgré les progrès accomplis des besoins demeurent insatisfaits, notamment dans les zones rurales ou des familles se sentent livrées à elles-mêmes.

L’isolement et le manque de moyens rendent souvent l’accès à ces structures difficiles pour de nombreuses personnes handicapées et beaucoup d’entre eux s’ils relèvent de nettes améliorations s’agissant de la gratuité du transport, déplorent le manque d’espaces aménagés dans les habitations et les villes.

À l’occasion de la Journée nationale des handicapés, les associations rappellent, avec insistance,  l’ampleur des besoins encore non couverts, appelant à la prise de mesures plus adaptées.

Selon l’article 72 de la Constitution, l’État s’engage à assurer l’insertion des personnes vulnérables, y compris celles ayant des besoins spécifiques, dans la vie sociale. Certes diverses mesures, telles l’accès à certains soins et des emplois dans des entreprises et administrations, ont été concrétisées, toutefois, les revendications ne se limitent pas à l’octroi de nouveaux avantages matériels.

Elles portent avant tout sur la reconnaissance pleine et entière du droit à la citoyenneté pour ces personnes, sans laquelle leur intégration dans la société restera  incomplète.

Institutions et associations  continuent  de se mobiliser, souvent sans la discrétion  pour assurer  une prise en charge à des personnes dont le handicap constitue souvent une source de motivation et nullement de découragement.

Samira Belabed

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