Blida, un legs à redécouvrir

Un riche programme d’activités a été élaboré par la Direction de la culture et des arts de la wilaya de Blida pour célébrer le Mois du patrimoine.

De nom­breuses conférences de chercheurs et historiens se­ront organisées au niveau de la bibliothèque de la com­mune d’El Affroun pour faire connaître au public le patrimoine matériel et immatériel de la région. Cette année, des historiens vont également intervenir dans des établissements scolaires et des visites guidées seront organisées au profit des éco­liers au Salon de l’artisanat à l’occasion de ce mois.

Des vestiges des XIVe et XVe siècles dans la ville de Blida

Écoliers, collégiens et lycéens pourront découvrir des produits d’artisanat héri­tés depuis des siècles, notamment les tenues tradi­tionnelles, les objets d’art, les gâteaux et pâtisseries et divers métiers: poterie, cé­ramique, dinanderie et bi­joux qui sont fabriqués par environ 1.063 artisans re­censés à travers la wilaya. À cela s’ajoutent des produits de l’industrie fromagère et laitière et de broderie tradi­tionnelle.

Les conférenciers évoqueront les nombreux monuments archéologiques qui révèlent que la présence humaine est ancienne dans la région, comme l’ont ré­vélé des traces dans la ville de Blida, notamment dans les quartiers de Douiret et El Joun qui datent des XIVe et XVe siècles. Ces vestiges, rappelle-t-on, fait l’objet d’opérations de restauration urgente comme Dar Aziza, dans la commune de Béni Tammou.

La restauration de ce site historique pour être transformé en musée néces­site un budget supplémen­taire. La mosquée hanafite fait également l’objet de tra­vaux de restauration par un bienfaiteur, après son ins­cription sur l’inventaire sup­plémentaire des biens cultu­rels immobiliers de la wilaya de Blida. Elle s’ajoutera à la mosquée Ben Saâdoun, construite également au XVIe siècle et qui fait déjà partie des biens cultu­rels protégés. L’inventaire complémentaire des sites ar­chéologiques comprend le tombeau de Sid Ahmed Al Kebbir, venu de l’Andalou­sie et qui fut fondateur de la ville de Blida en 1519.

Des plats de Blida sur la liste  du patrimoine immatériel à classer

On citera pareillement, le tom­beau de Sidi Yacoub Al Charif, imam, juriste et émi­nent érudit. Il faut savoir que durant l’année 2024, la wilaya de Blida a rendu des décisions classant de nou­veaux monuments archéolo­giques, comme le palais Boukandoura, dans la com­mune de Larbaâ transformé à l’époque coloniale en centre de torture, le temple protestant de Blida et l’église de Sainte-Irène, dans la commune de Bougara.

Enfin, des efforts sont me­nés par les responsables du secteur culturel de la wilaya pour classer certains plats traditionnels qui font la ré­putation de la région, tels que le couscous dit hamama, makaroun laâma (pâtes aveugles) et la soupe blanche sur la liste du patri­moine immatériel.

M. Benkeddada

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