Voyage du Danemark à l’Afrique du Sud

Un voyage du Danemark à l’Afrique du Sud. Pour la 3e soirée du Festival international de musique symphonique, qui se poursuit jusqu’au 23 avril, le public de l’opéra d’Alger Boualem Bessaih a eu droit à cette pérégrination.

Parti du grand Nord glacial, avec le Kvintet Nordvind (Quintette du vent du nord) du Danemark, il s’est rendu à l’autre bout de l’Afrique, avec l’orchestre philharmonique national Mzansi d’Afrique du Sud.

Kvintet Nordvind, une formation d’instruments à vent

Le Kvintet Nordvind est une formation d’instruments à vent, composé d’une flûte, un cor, une clarinette, un haut­bois et un basson. Les musiciens ont interprété un programme en deux par­ties. La première, du compositeur nor­végien Jorgen Jersild, s’intitule «À jouer dans les bois». Elle est égale­ment répartie en 3 partitions: «Giocoso», qui signifie «joyeux» est suivie d’«Andantino pastorale» et «Vivo».

La seconde partie du spectacle est un quin­tette à vent «Opus 43», du compositeur danois Carl Neilsen. La formation danoise termine sur une note plus «chaude» avec une version phil­harmonique de «Billah ya hamami», du réper­toire malouf algérien, réarrangé par le maestro Lotfi Sadi. Le Kvintet Nordvind, explique Roed Simon Rosenkilde, flutiste du groupe, «s’est formé il y a 8 ans et regroupe des musiciens spécialisés dans les instruments à vent, d’où le nom du groupe».

«Nous jouons de la musique symphonique, mais beaucoup de musique tra­ditionnelle danoise et de la musique contem­poraine, avec piano, orgue, chœurs et chan­teurs», précise-t-il. Martin Martensson joue du cor. Pour lui, «c’est une belle expérience de ve­nir en Algérie et découvrir une belle musique, à travers la pièce qu’ils ont jouée». L’unique fille du groupe, la hautboïste Gunhild Rebnord, est, elle aussi, venue pour la première fois dans notre pays. «Je suis très heureuse d’être ici, au cœur de cet incroyable festival et de découvrir un pays très riche musicalement», dit-elle. Dans la seconde moitié de la soirée, même s’il s’agit toujours de musique symphonique, les sonorités sont autres.

La culture populaire sud africaine

Le quatuor à cordes Odeion, du Mzansi Na­tional Philharmonic Orchestra, a offert au public des instants riches en musique et en émotion. Accompagné dans la 1e partie par le pia­niste Megan Goeffrey Prins, il a donné le la à la soprano Siphokazi Maphumulo, plus connue sous le nom de scène, Nonzawakazi. L’ensemble déclinera un programme typiquement sud-africain avec des compositions comme «Air de Princess Magogo», de Mzilikazi Khumalo, arrangé par Hendrik Hofmeyr. L’ensemble a interprété aussi «Sakia», un pro­gramme avec piano et instruments à corde, qui traite de l’émigration et de l’exil des peuples noirs d’Afrique, intitulé «Three tales of African Migration» (3 histoires de migration afri­caine).

Selon Siphokazi Maphumolo, «Mzansi est le nom zoulou qui désigne l’Afrique du Sud». Spécialisée dans la musique sud-africaine, elle a expliqué que «le choix du programme a pour objectif de mettre en valeur les compositeurs sud-africains et leur musique, mais aussi la cul­ture populaire de notre pays, à l’exemple de Princess Magogog». Dans les derniers instants de sa vie, elle invoque ses ancêtres.

Hakim Metref

Voyage

 

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