ICT AFRICA SUMMIT 2025, œuvrer pour la transformation digitale

Lors de l’ICT AFRICA SUMMIT 2025, il est décidé d’œuvrer pour la transformation digitale.
Le lancement de la 5G est est lundi au palais des expositions la SAFEX, au cœur des débats lors de l’inauguration, en présence de membres de gouvernement, de la 5e édition de l’événement ICT Africa Summit qui réunit plus de 200 exposants de différents horizons technologiques.
Le cahier des charges de la 5G soumis durant le 1e semestre 2025
Le ministre des Postes et des télécommunications, Sid Ali Zerrouki, a insisté sur l’apport de la 5G à l’économie nationale d’une façon générale et au PIB d’une façon particulière. «L’Algérie n’est pas en retard en matière de 5G qui figure parmi les priorités de notre département et qui dépend de plusieurs facteurs en rapport avec le financement, la technicité, la cybersécurité et le rendement», dit-il, faisant remarquer que la 5G n’est pas destinée aux divertissements mais aux secteurs économiques où des projets d’envergure sont lancés dans le domaine des mines, de l’automobile, de la chirurgie et dans les secteurs qui exigent de hautes technologies comme l’industrie 4.0.
Il signalera que le cahier des charges concernant la 5G sera finalisé au cours de cette semaine et qu’il sera soumis aux opérateurs de la téléphonie mobile dans une quinzaine de jours en prévision de son lancement au 1e semestre 2025.
«Une fois cette dernière lancée, il y aura moins d’encombrements sur la 4G dont la bande de fréquence sera de 2600 mhz permettant ainsi aux opérateurs d’élargir leurs réseaux et aux citoyens d’accéder à un meilleur débit. Grâce à cette hausse de la bande de fréquence, il y aura, avant la fin de cette année, une couverture presque totale de la 4G au niveau national avec un débit multiplié par 5», rapporte-t-il avant d’évoquer les retombées financières de la 5G sur l’économie nationale à court et à long termes.
RETOMBÉES FINANCIÈRES: 8 MILLIARDS DE DOLLARS EN 2025
Ainsi, en 2025, après le lancement de la 5G, les retombées financières directes attendues, d’après lui, sont de l’ordre de 8 milliards de dollars et 30 milliards de dollars indirects. «À l’horizon 2030, l’apport financier de la 5G sera de 30 milliards de dollars. La 5G va booster l’employabilité, fournissant entre 5.000 et 6.000 postes d’emplois directs et 100.000 indirects. Elle va doter l’économie nationale d’une grande dynamique durant 05 ans au moins», affirme-t-il.
Dans ce même contexte, le ministre de l’économie de la connaissance, des start up et des micro-entreprises, Noureddine Ouadah, a assuré que la 5G va booster la création et le développement des start up. «Cela va leur permettre de maitriser les hautes technologies et proposer des solutions plus performantes aux problèmes posés par les citoyens et par les opérateurs dans le secteur industriel, énergétique et l‘agriculture intelligente», souligne-t-il, citant comme exemple l’application relative à la permanence des commençants au cours de l’Aïd el Fitr développée par une start up en l’espace de 3 semaines.
Des applications pour accompagner toute initiative
«Une autre application est en cours de préparation pour la collecte des peaux de moutons. Les start up vont accompagner toutes les initiatives lancées par le ministère de l’Environnement pour améliorer le service public», soutient-il, insistant sur le capital humain et sur la formation comme bases essentielles dans l’économie de la connaissance.
«Nous travaillons en étroite collaboration avec différents secteurs, tels que celui de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et celui de la formation professionnelle, pour l’édification d’une économie numérique forte. Il faut savoir que 20% des start up exercent dans le domaine du digital et des TIC et que 45% de la demande dans l’auto-entrepreneuriat sont orientés vers ces domaines-là», renchérit-il, relavant que les start-up assistent l’État et le haut commissariat de la numérisation par des actions concrètes.
VERS LA RESTRUCTURATION DES 4 PARCS TECHNOLOGIQUES
Concernant l’édition de ICT Africa Summit, le ministre l’a qualifiée de rendez-vous africain prometteur et une opportunité pour échanger et approfondir les débats en rapport avec le développement numérique. «Nous sommes prêts à contribuer pour faire de l’Afrique une vitrine digitale solide. L’Algérie est ouverte au monde dans ce secteur, aux pays voisins et aux pays amis», indique-t-il, faisant part du projet de restructuration des quatre parcs technologiques par l’encouragement, notamment, des investissements étrangers et nationaux dans le but de rentabiliser et d’améliorer la performance économique de ces infrastructures et de mieux intégrer et positionner les hautes technologies.
Le PDG d’Algérie Télécom, Khaled Zarat, pour sa part, a estimé que la transformation digitale n’est pas un simple choix conjoncturel, mais une nécessité stratégique pour assurer la souveraineté technologique, économique et l’intégration continentale. «La numérisation ne se mesure pas au nombre des applications, mais à son apport dans l’amélioration de la qualité de vie des citoyens», conclut-il. L’organisateur de l’événement, Madjid Imadalou, confie que ce sommet a pour ambition de se positionner comme un événement phare en Afrique dans le domaine des TIC, tourné vers une vision africaine et en faveur de partenariats afro-africains.
Farida Belkhiri