Lancement de 5 nouvelles plateformes numériques

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, a lancé, ce mardi, cinq nouvelles plateformes numériques, portant à 69 le nombre total d’outils digitaux intégrés dans le système Progress.

Ces nouvelles plateformes viennent renforcer l’ambition d’une «université intelligente» connectée, efficiente et alignée sur les mutations technologiques mondiales.

Outil de transparence et d’efficacité

S’exprimant lors de la cérémonie organisée à l’occasion, au siège du ministère, le ministre, Kamel Baddari, a précisé que ces outils s’inscrivent dans la stratégie nationale de numérisation de l’Université algérienne, conformément aux orientations du président de la République, «qui insiste sur la modernisation, la transparence et la gouvernance de tous les secteurs ».

Développées par des étudiants, enseignants et ingénieurs du secteur, ces interfaces «répondent à des besoins ciblés, tels que la recherche scientifique, innovation, gouvernance, évaluation pédagogique en ligne et consultations juridiques», a-t-il fait savoir. Affirmant que le Secteur de l’enseignement supérieur a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de numérisation, «ces outils permettent d’accéder à des informations fiables, de manière instantanée, dans chaque domaine spécifique», a expliqué encore le premier responsable du secteur.

Bâtir une administration universitaire intelligente

L’une des plus innovantes, selon Baddari, est la plateforme dédiée aux questions juridiques, conçue grâce à l’intelligence artificielle et qui permet de répondre automatiquement aux interrogations liées aux lois et décrets en vigueur dans le secteur de l’enseignement supérieur. «Il en va de même pour les autres plateformes dédiées à l’évaluation en ligne des cours, à la recherche scientifique et à l’innovation», a-t-il énoncé. Et de renchérir : «Ces interfaces, interconnectées et intégrées au système Progress, forment un écosystème digital cohérent, où la donnée devient un levier d’action au service de la qualité universitaire».

Pour Baddari, il s’agit de bâtir une administration universitaire intelligente fondée sur la simplification des procédures, l’accessibilité de l’information et la qualité du service. Le ministre insiste également sur la dimension stratégique de cette transition, notant qu’«il s’agit non seulement d’améliorer le fonctionnement quotidien des établissements, mais aussi d’incarner une gouvernance moderne et transparente».

La souveraineté numérique en ligne de mire

Au-delà des aspects pratiques, le développement  de ces solutions numériques contribue à renforcer la souveraineté numérique nationale. L’Université algérienne n’est plus seulement bénéficiaire des outils numériques, «elle en devient productrice et actrice, grâce à une dynamique d’innovation locale», s’est enorgueilli Baddari. L’usage de l’intelligence artificielle, du data mining et des mégadonnées permet, dit-il «de mieux comprendre les besoins des usagers, d’anticiper les problématiques et d’apporter des solutions personnalisées». Et de poursuivre : «Cela marque un changement de paradigme dans la manière dont l’université interagit avec sa communauté».

Pour le ministère, la transformation numérique n’est pas un projet ponctuel, mais une démarche continue. Chaque plateforme lancée vient consolider un socle numérique évolutif pensé pour s’adapter aux défis futurs. «L’Université algérienne est, désormais, au cœur des transformations technologiques contemporaines. Elle avance avec des outils innovants, guidée par les principes de performance, de transparence et d’excellence», a conclu Kamal Baddari, déterminé à faire de l’université un pilier de la modernisation de l’État.

Samira Azzegag

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