Le Makhzen échoue à dissocier la question Sahraouie de la décolonisation

Le Makhzen échoue à dissocier la question Sahraouie de la décolonisation, selon l’ambassadeur de la RASD à Alger.
L’ambassadeur de la République sahraouie auprès de l’Algérie, Abdelkader Taleb Omar, a réaffirmé avec force, mercredi à Alger, l’échec cuisant du régime marocain du Makhzen dans sa tentative de dénaturer la cause sahraouie. Selon lui, le Makhzen n’a pas réussi à la dissocier de son statut fondamental de question de décolonisation, un point crucial souligné lors du Forum de la mémoire.
L’incapacité du Maroc à obtenir une reconnaissance internationale officielle
S’exprimant lors de cet événement organisé par le quotidien El Moudjahid et l’association Mechâal Echahid, Taleb Omar a insisté sur la nature intrinsèquement liée de la question sahraouie à un processus de décolonisation inachevé. « S’il n’était pas en perte de légitimité, ce régime aurait réglé la question en un jour par les urnes », a-t-il déclaré, mettant en lumière le manque de soutien populaire interne à la position marocaine sur le Sahara Occidental.
L’ambassadeur sahraoui a également mis en évidence l’incapacité du Maroc à obtenir une reconnaissance internationale officielle et définitive de sa prétendue souveraineté sur les territoires sahraouis occupés. Il a tenu à préciser que la récente position des États Unis d’Amérique en faveur du plan d’expansion marocain ne modifie en rien le statut juridique de la question sahraouie. En effet, toute solution viable doit impérativement être acceptée par les deux parties, ce qui invalide de facto la proposition d’autonomie unilatérale marocaine.
Solidarité avec le groupe de Gdeim Izik et les étudiants emprisonnés
Par ailleurs, Taleb Omar a vivement critiqué la normalisation des relations entre le Makhzen et l’entité sioniste, qu’il a qualifiée de « criminelle » en raison de son occupation continue et du « génocide » perpétré contre le peuple palestinien. Il a noté avec satisfaction le rejet populaire massif de cette alliance au sein de la société marocaine, où des manifestations quotidiennes témoignent de la désapprobation de la normalisation.
Dans un registre plus positif, le diplomate sahraoui a chaleureusement salué « la position constante et le soutien inconditionnel » de l’Algérie à la cause sahraouie et à la lutte légitime du peuple sahraoui pour exercer son droit inaliénable à l’autodétermination.
À cette occasion, le représentant du président du Conseil de la nation, Bettahar Lazreg, ainsi que des représentants de divers partis politiques algériens, ont réaffirmé leur soutien indéfectible au peuple sahraoui et à sa juste cause. Enfin, les représentants de la société civile algérienne ont exprimé leur solidarité avec les détenus sahraouis, notamment le groupe de Gdeim Izik et les étudiants, victimes de procès inéquitables et de conditions de détention inhumaines dans les prisons marocaines, en violation flagrante des conventions et chartes internationales, y compris la Convention de Genève et la Convention contre la torture.