Un séminaire dédié aux cultures stratégiques

Un séminaire régional sur les filières stratégiques et le développement durable de la filière céréalière s’est tenu, dimanche à Adrar.

Ce séminaire s’est tenu à l’initiative de la Caisse nationale de mutualité agricole (CNMA).

Feuille de route multisectorielle

Notre pays a mis le paquet pour le développement de ces filières pour en faire une locomotive pour le secteur agricole. Une feuille de route multisectorielle a été élaborée. Des mesures sont prises au profit des investisseurs, notamment en ce qui concerne l’approvisionnement en énergie, l’ouverture de pistes et la fourniture des services de télécommunications. Et les choses avancent aujourd’hui à une vitesse des plus appréciables. Le directeur des services agricoles à Timimoun, Rafik Benmansour, a affirmé que les superficies dédiées à ces cultures augmentent dune année à l’autre, de campagne en campagne. On a pratiquement 25-27% d’augmentation des superficies irriguées concernant les cultures stratégiques, a-t-il relevé, citant l’exemple de Timimoun où il y a un engouement concernant les grands projets stratégiques, évoquant notamment celui des Italiens avec 36.000 hectares.

Il y a aussi d’autres investisseurs qui sont en train de déposer leur business plan au niveau de la centrale pour bénéficier éventuellement de parcelles de terrain de 20.000 hectares chacune, a-t-il souligné, soutenant l’importance de l’assurance pour les agriculteurs. Le secrétaire général du Conseil national interprofessionnel des céréales (CNIFC), Benali Abdelghani, a indiqué qu’il s’agit dune rencontre en vue du développement économique des cultures stratégiques, en présence du CNIFC, NESDA, l’ASAL, OAIC et de la CNMA. Il a fait savoir que les débats, qui se sont articulés autour du développement et de la modernisation de ces cultures, ont été couronnés par la signature d’une convention entre la CNMA et l’Ecole nationale supérieure de l’agriculture saharienne. Il a fait savoir qu’il a été passé en revue les différentes actions consistant à développer les cultures stratégiques.

Faciliter la cération des entreprises d’accompagnement

L’objectif de la rencontre est daller vers un véritable développement des cultures stratégiques, c’est à dire pour mettre en place toute la mécanique nécessaire à un meilleur développement, a dit Benali Abdelghani, annonçant la tenue, sous peu, d’autres rencontres similaires. Il a fait savoir que le CNIFC a relevé une meilleure prise en charge, un accompagnement plus direct aux agriculteurs. Pas seulement, le système assurantiel sera revu pour trouver des solutions aux calamités qui, malheureusement, ne sont pas assurées. Il a affirmé que les agriculteurs et tous les professionnels souhaitent une meilleure prise en charge de ce système assurantiel pour permettre aux agriculteurs de gérer les problèmes qu’ils rencontrent. Il a relevé qu’avec NESDA (ex ANSEJ), il est attendu de s’entendre sur les mécanismes permettant de faciliter la création des entreprises d’accompagnement en tant que prestataire de services et de prendre en charge certaines activités qui concernent les agriculteurs.

Autre volet : l’assurance. Il a souligné qu’on ne peut plus parler d’itinéraire technique sans assurance, et qu’on ne peut pas parler dune étude technico-économique si l’assurance n’est pas partie prenante, a-t-il insisté. Malheureusement, la majorité des céréaliers ne souscrivent pas à une assurance, attendant à chaque fois que l’État leur vienne en aide. Et c’est pour cette raison qu’il faut mettre en place un autre système couvrant les calamités naturelles, telles que les grands vents ou les grandes tempêtes et s’assurer contre les sinistres causés par le criquet qui ne répondent toujours pas une forme d’assurance, a-t-il expliqué.

Améliorer la production nationale

Les actions du gouvernement visent non seulement à améliorer la production nationale, mais aussi chercher les voies et mécanismes permettant sa sécurisation. Pour le directeur de la Caisse régionale de mutualité agricole (CRMA), Abdelfatah Hamouda, la rencontre revêt une importance capitale afin de sensibiliser les agriculteurs quant à la nécessité de s’assurer. Toutefois, il a relevé que beaucoup reste à faire pour atteindre les objectifs assignés. Selon lui, le taux de couverture est bien en deçà du potentiel existant, affirmant que les agriculteurs se doivent de contracter une assurance, dans le but de se faire accorder des crédits bancaires. Il est peut être temps de voir comment rendre obligatoire l’assurance agricole afin d’impliquer les agriculteurs dans la gestion des risques.

Pour lui, la CNMA est à pied d’œuvre en menant des campagnes de sensibilisation à l’échelle nationale, ces dernières années, précisant que la rencontre d’aujourdhui n’est que le début d’une série prévue à l’approche de la campagne moisson-battage. Il s’agit pour nous d’informer les agriculteurs sur l’importance de contracter une assurance, au vu du grand développement que connait l’agriculture qui doit être absolument sécurisée, car il y a va de la sécurité alimentaire du pays, a-t-il dit. Il a ajout que l’assurance agricole protège les producteurs, en couvrant les pertes causes par les caprices de la nature, donc souscrire à une assurance face aux aléas climatiques est capital, a-t-il soutenu. Il a soutenu que la CNMA propose aux agriculteurs une large gamme de produits d’assurance avantageux qui tiennent compte des spécificités de chaque région.

Amokrane H.

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