Une délégation qatarie à l’USTHB

L’Université des sciences et de la technologie Houari Boumediène (USTHB) a reçu, mardi, une délégation qatarie.
Cette délégation est conduite par le sous-secrétaire du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Qatar, le Dr Ibrahim Bin Saleh Al Nuaimi.
Une nouvelle étape dans le partenariat entre Alger et Doha
Cette visite qui s’inscrit dans la dynamique de coopération académique entre les deux pays, a eu lieu en présence du directeur des universités du Qatar et de plusieurs responsables universitaires algériens. Elle intervient au lendemain de la signature d’importantes conventions de jumelage et de coopération entre plusieurs établissements universitaires algériens et l’Université de Doha pour les sciences et la technologie, marquant ainsi une nouvelle étape dans le partenariat entre Alger et Doha dans les domaines stratégiques de l’éducation et de la recherche.
Le programme de la visite a démarré à l’auditorium de l’université, avant de se poursuivre au niveau du plateau technique de l’établissement, où le recteur et les responsables des laboratoires ont présenté aux membres de la délégation le fonctionnement des différentes structures scientifiques de l’USTHB. «Le plateau technique, accessible à l’ensemble des doctorants, constitue un espace stratégique pour la réalisation de travaux expérimentaux et d’analyses poussées, notamment via la plateforme numérique «IBTIKAR» sur laquelle plus de 5.000 demandes d’analyse de différentes universités nationales ont été réalisées au cours de l’année écoulée», a expliqué le professeur Djamal Eddine Akretche, recteur de l’USTHB.
L’USTHB veut s’intégrer dans des réseaux de coopération régionale et internationale
La délégation s’est également rendue au laboratoire de microscopie électronique à transmission (TEM/SEM) où une présentation historique et scientifique des équipements et des capacités d’analyse a été effectuée. Les visiteurs ont pu découvrir les différentes unités du plateau et leurs spécialités : analyses élémentaires quantitatives, analyse thermique, chromatographie et mesures physiques par pycnomètre à l’hélium.
Ces infrastructures de pointe témoignent du dynamisme de la recherche scientifique à l’USTHB et de sa volonté de s’intégrer dans des réseaux de coopération régionale et internationale. La visite s’est poursuivie dans les laboratoires du département de génie électrique et d’électronique, avant de faire une halte au club scientifique et de robotique CELEC.
Stages pratiques conjoints
Séduit par l’activité des étudiants algériens, le Dr Al Nuaimi a exprimé son souhait de développer des stages pratiques conjoints et de mettre en place un jumelage officiel entre ce club et des clubs similaires au Qatar. «Il existe chez nous plusieurs clubs scientifiques actifs et des compétitions nationales auxquelles ont déjà participé des étudiants algériens et nous souhaitons, désormais, renforcer ces échanges», a-t-il déclaré.
En parallèle à cette visite, les deux parties ont rappelé les conventions signées entre l’Université de Doha pour les sciences et la technologie et plusieurs établissements algériens, parmi lesquels l’USTHB, l’Université Dr Moulay Tahar de Saïda, l’École nationale supérieure d’informatique, l’École nationale supérieure de l’hydraulique de Blida, ainsi que d’autres écoles et universités spécialisées à travers le territoire algérien. Ces accords de jumelage couvrent divers domaines : intelligence artificielle, énergies renouvelables, environnement, mathématiques appliquées, ingénierie et technologies de l’information.
Projets communs
«Nous ambitionnons de mettre en place plusieurs projets communs dans les domaines de la recherche, de l’échange de compétences et de la mobilité académique des étudiants et enseignants», a souligné le recteur de l’USTHB. De son côté, le Dr Ibrahim Bin Saleh Al Nuaimi a a souligné l’importance stratégique que le Qatar accorde à la coopération universitaire avec l’Algérie. « Nos relations se sont consolidées avant même cette visite et nous comptons, désormais, les renforcer par des actions concrètes. Nous avons découvert, aujourd’hui, des laboratoires de haut niveau et rencontré des étudiants motivés. Il existe un potentiel considérable pour des projets communs, notamment dans les domaines de l’ingénierie et des technologies émergentes», a-t-il relevé.
Dans ce sillage, le responsable qatari a exprimé le souhait de voir se multiplier les échanges d’étudiants et de chercheurs entre les deux pays, jugeant cet aspect «nécessaire pour stimuler l’innovation et le partage d’expérience». Il a rappelé que parmi les plus grandes universités de son pays, Doha University of Science and Technology et Hamad Bin Khalifa University se tiennent prêtes à accueillir des étudiants algériens et à coopérer sur des projets de recherche conjoints.
Rostom Belgacem