Vers la création de 18 lycées professionnels

L’on se dirige vers la création de 18 lycées professionnels, selon le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnel, Yacine El Mahdi Oualid.
Ces lycées professionnels seront accessibles, après la réussite en 4e année moyenne, et ils offriront une formation d’une durée de trois ans qui débouchera sur l’obtention d’un diplôme de niveau 4 puis à des licences dans des centres d’excellence et des instituts techniques supérieurs.
Soutien au secteur industriel
Yacine El Mahdi Oualid a rappelé, ce lundi, devant la commission de la santé, des affaires sociales et de la formation professionnelle de l’APN que le but visé est l’amélioration de la formation professionnelle et de l’image du secteur sachant que l’ambition principale est le soutien au secteur industriel qui a énormément besoin de main-d’œuvre.
A cela s’ajoute la mise en place de projets stratégiques, tels que la création de centres qui assurent une formation de haute qualité. Le ministre a annoncé au passage que la formation professionnelle sera désormais un choix et une option.Le ministre a souligné que la réussite du projet est tributaire d’une révision de textes législatifs relatifs à l’orientation scolaire.
Former des compétences
Par ailleurs, Oualid a rappelé les acquis du secteur et fait savoir que la récente Olympiade des métiers qui a connu la participation de 5.700 stagiaires a pour ambition de créer un esprit de compétition entre wilayas et établissements de formation. « Nous cherchons à prouver que le secteur est apte à former des compétences, pas seulement des professions dont l’impact ne sera pas visible sur la scène économique», a-t-il lancé.
«Nous voulons permettre aux apprentis d’obtenir des certificats pour chaque compétence et faire en sorte que les anciens apprentis et diplômés mettent à jour leurs connaissances. Un mécanicien formé dans les années 1990 reviendra pour enrichir ses connaissances et sera formé en fonction des nouveautés», a-t-il renchéri. «Pour chaque compétence apprise, il doit y avoir des références pédagogiques», a-t-il affirmé.
22% des équipements inutilisés
Concernant la formation, le ministre a regretté que des centres ne disposent pas d’équipements suffisants alors que dans d’autres, les équipements ne sont pas utilisés. «22% des équipements au niveau national sont malheureusement inutilisés. Grâce à la numérisation, nous allons étudier la problématique pour orienter ces équipements vers des centres qui en ont besoin» a-t-il proclamé, avant d’insister sur les inscriptions qui doivent se faire par le biais de la plateforme «Takwin» qui est interconnectée avec de nombreux départements ministériels.
Selon le ministre, le secteur s’est fixé comme objectif d’établir des centres d’excellence aux normes de qualité internationale spécialisés dans les domaines industriels, ce qui permettra aux jeunes diplômés d’intégrer le marché du travail. «Les secteurs économique et industriel ont souvent besoin de nouvelles conceptions dans les domaines de la technologie et de la maintenance des équipements. Aussi, celui de la formation professionnelle peut satisfaire cette demande», a conclu Oualid.
Aya Malak