Vente des moutons importés à Alger

A Alger, plusieurs points de vente des moutons importés ont ouvert leurs portes, entre autres à Aïn Benian, Eucalyptus, Tessala El Merdja et Barraki.

A Baba Ali, c’est l’Institut technique des élevages qui a été choisi pour abriter l’opération de vente de ces moutons importés en prévision de l’Aïd El Adha.

Payement électronique ou en cash

L’endroit est bondé de clients à la recherche du mouton. On s’échange  des conseils sur le choix et l’élevage après l‘acquisition. Une file d’attente est constituée devant le guichet de paiement. Alors que d’autres citoyens attendaient en dehors du site, dans le calme. Ici, il n’y pas d’éleveurs et les marchands n’exposent pas leurs moutons et donc pas de négociations préalables… La transaction se fait en deux temps trois mouvements.  L’opération se déroule sur de bonnes conditions,  nous a-t-on assuré sur place. Un responsable a fait savoir que le plan de commercialisation a été minutieusement élaboré, indiquant que la vente sera assurée de manière quotidienne.

Concernant les modalités de commercialisation, un dispositif de paiement électronique a été mis en place pour faciliter les transactions. Les citoyens peuvent s’acquitter du prix de leurs moutons en cash ou via le paiement électronique. Un bureau mobile d’Algérie-Poste a été mobilisé sur les lieux spécialement pour cette opération. Le prix de l’ovin est fixé à 40 000 DA. Les citoyens doivent être munis d’une carte d’identité.  Des éléments de la Gendarmerie nationale veillent au bon déroulement de l’opération. Les acheteurs affluent sur le lieu depuis la matinée. Certains y sont là bien avant 8H.

La décision d’importer les moutons saluée

« C’est maintenant qu’il faut acheter. Nous avons l’embarras du  choix… Cela nous permettra de choisir un mouton de bonne corpulence », lance un quinquagénaire, saluant la décision de l’importation qui a fait le bonheur des citoyens. Il pense que le recours à l’importation va entrainer la chute des prix et va sans doute permettre la régulation du marché et assurer une stabilité des prix.  «Cela permettra aux citoyens d’accomplir leur devoir religieux», a-t-il relevé, non sans rappeler que l’année dernière de nombreux citoyens n’ont pas pu accomplir le rituel en raison de la cherté de l’ovin. Une dame abonde dans le même sens regrettant que les prix soient devenus hors de portée des familles ces dernières années.

« Chaque année, on assiste au même scénario, avec les mêmes acteurs. Les éleveurs proposent des prix exorbitants. Avec le temps cela est devenu insupportable pour le simple citoyen. Ces dernières années, beaucoup de gens n’ont pas pu pratiquer le rituel de l’abattage pendant l’Aïd El Adha. Cette année encore, nous avons vu sur les réseaux sociaux des éleveurs afficher des prix oscillant entre 90.000 dinars et 130.000 dinars, voire  parfois plus. Ce n’est pas facile de dépenser une somme pareille pour l’achat d’un mouton », a-t-elle relevé.  Elle souhaite maintenant que la commercialisation se déroule dans de bonnes conditions d’une manière fluide et rapide. Elle s’est félicitée des modalités du paiement mises en place même si son choix est déjà fait : Payer cash son mouton.

Plus de 800 sites au niveau national

La chargée de communication des la SARPA, Filiale du groupe  AgroLog, Rym Guerra, explique l’opération de vente des moutons à travers les différentes wilayas : « Après l’expiration de la période de quarantaine pour les moutons importés destinés à l’Aïd El Adha, nous effectuons cette semaine le processus de vente directe au citoyen au niveau de 800 points», a-t-elle dit, précisant que le nombre de points de vente n’est pas figé mais devrait s’intensifier. Elle a indiqué que des wilayas ont commencé la vente directe depuis le 4 mai. Elle a noté que le processus de paiement électronique est désormais disponible au niveau de tous les points de vente, et celui qui souhaite payer en espèces peut également le faire.

« Nous menons ce processus en coordination avec les walis. Toutes les wilayas ont bénéficié de leurs premiers quotas. D’autres quotas seront livrés une fois la période de la quarantaine terminée », a-t-elle expliqué. Selon elle, chaque wilaya  dispose d’un approvisionnement progressif de ce bétail, en tenant compte bien sûr de la localisation des points de vente. « Nous fournissons à chaque wilaya des têtes de moutons en fonction des points de vente disponibles », a-t-elle conclu.

Amokrane H.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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