Changement climatique, appel à une mobilisation collective

Nadjiba Djilali a indiqué, mardi à Alger, que le changement climatique n’est plus seulement une question environnementale, mais un défi existentiel qui touche tous les secteurs et exige une mobilisation collective, une coordination globale et des efforts nationaux soutenus.

Mme Djilali a affirmé que l’Algérie, sous la conduite du président de la République, accorde la plus haute importance à la protection de l’environnement et à la lutte contre le changement climatique, à travers des programmes clairs, des engagements internationaux et des initiatives nationales ambitieuses.

Renforcer la résilience de notre pays aux défis climatiques

Dans son allocution prononcée lors de la session de formation à l’intention des professionnels des médias sur la présentation du Plan national d’adaptation aux changements climatiques, la ministre de l’Environnement et du Cadre de vie a relevé qu’au premier rang de ces initiatives figure la mise en œuvre du Plan national d’adaptation, «outil stratégique pour renforcer la résilience de notre pays aux défis climatiques».

Et de préciser que l’Algérie a réalisé des avancées significatives dans l’élaboration et la mise en œuvre de ses politiques climatiques, à commencer par son engagement envers l’Accord de Paris, la mise à jour de ses Contributions déterminées au niveau national (CDN) et le lancement de projets de terrain qui renforcent la résilience des secteurs sensibles tels que l’agriculture, l’irrigation et la santé au changement climatique.

Partenariat constructif avec le PNUD

Selon Mme Djilali, le Plan national d’adaptation (PNA) s’inscrit dans le prolongement naturel de ces efforts, reflétant la forte volonté politique de protéger la nation et ses citoyens des risques climatiques. Elle a souligné qu’il a été élaboré en partenariat constructif avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) afin de renforcer la résilience de notre pays aux impacts du changement climatique à moyen et long termes.

«Ce projet sera mis en œuvre en partenariat avec toutes les institutions du secteur, notamment l’Agence nationale des changements climatiques  en coopération avec les autres secteurs directement impliqués dans sa mise en œuvre, qu’ils soient vulnérables ou non aux impacts du changement climatique», a-t-elle précisé. La ministre a souligné que le Plan d’action facilitera également l’élaboration d’un programme qui devrait inclure, d’une part, les priorités programmatiques en matière d’adaptation et d’atténuation.

Inciter la société à un comportement environnemental responsable

Dans ce sillage, Mme Djillali a mis en avant l’engagement des médias, « pilier fondamental de notre lutte contre les effets du changement climatique », en étant des partenaires dans la construction d’une véritable prise de conscience collective capable d’inciter la société à un comportement environnemental responsable. Selon elle, les médias constituent un pont entre les décideurs et la société, un moyen de rapprocher les concepts scientifiques des citoyens et de les impliquer dans les efforts vers un développement durable.

«Nous comptons également sur vous, professionnels, pour instaurer un climat de confiance et de sensibilisation entre les politiques et institutions climatiques, d’une part, et les citoyens, d’autre part», a-t-elle précisé. Enfin, elle a soutenu que son secteur œuvrera, dans le cadre de ce projet, pour que l’Algérie soit plus résiliente aux impacts du changement climatique, réduisant ainsi les risques liés aux catastrophes, aux ressources naturelles, d’une part, et lutte contre la désertification, d’autre part.

Amokrane H.

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