De la technologie spatiale pour consolider la sécurité sanitaire

L’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSS) a procédé, mardi, à la signature de 2 conventions, en marge d’une journée scientifique sur les liens entre l’environnement et le bien-être qu’elle a organisée à l’école nationale supérieure des sciences de la mer et de l’aménagement du littoral (ENSSMAL).
La première convention paraphée par l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire implique le ministère de l’Environnement et de la Qualité de la vie et tend à mettre en place un cadre permettant la coopération en matière de prévention contre les risques environnementaux.
Echange de données et d’expertises
Quant à la seconde, elle a été conclue avec l’Agence Spatiale Algérienne (ASAL). Elle porte sur l’utilisation des outils d’exploration et de détection à distance des menaces sanitaires, tels que la cartographie de la pollution, de la chaleur des eaux stagnantes et des changements non naturels des couleurs de la végétation. À ce titre le président de l’ANSS, Pr Kamel Sanhadji, a mis l’accent sur l’action collaborative permettant de contribuer aux politiques publiques. Selon lui, la première convention tend à mettre en place d’un cadre de coordination global devant renforcer la coopération bilatérale dans le domaine de la prévention contre les risques environnementaux à impact sanitaire. Elle permettra aussi l’échange de données et d’expertises en plus de permettre de mener, conjointement, des programmes de recherche. La convention implique aussi l’anticipation en matière de menaces environnementales impactant la santé.
De son côté, le directeur général de l’agence spatiale Algérienne (ASAL), Azzedine Oussedik, a expliqué que cette convention vise à exploiter les nouvelles technologies avancées, notamment celles spatiales pour une amélioration la couverture internet dans les zones reculées, nécessaire pour la télémédecine. Il s’agit aussi de l’exploitation des données permettant le contrôle et le suivi les facteurs environnementaux entraînant la prolifération des maladies, a-t-il précisé.
A.M.