Préparatifs de l’Aïd El Adha, les indispensables outils pour le sacrifice

Pour les préparatifs de l’Aïd El Adha, les indispensables outils pour le sacrifice sont pris d’assaut. Il ne reste que quelques jours pour fêter l’occasion. L’ambiance est à son comble.
Au sein de la famille algérienne, les préparatifs vont bon train. On afflue vers les différents magasins, notamment ceux spécialisés dans la vente de la coutellerie, pour se procurer les indispensables outils pour le sacrifice du mouton. Piques à brochettes, couteaux de toutes tailles et pour tous les usages, barbecues, du plus simple au plus élaboré, aiguiseur de couteaux qu’il soit manuel ou électrique, crochets métalliques, essentiels pour la découpe et la suspension de la viande, bassines en plastique, sacs de charbon et autres accessoires indispensables sont pris d’assaut.
«Chaque année, c’est pareil»
La place des Martyrs, Bab El Oued, les marchés d’Aïn Benian, de Chéraga ou encore celui d’Alger-Centre Ferhat Boussaâd restent des endroits privilégiés des familles en quête d’outils variés et adaptés à tous les budgets.
Sofiane, vendeur d’outils pour le sacrifice à la place des Martyrs, explique que «chaque année, c’est pareil. Dès que l’Aïd El Adha approche, la fréquentation augmente sensiblement, les gens viennent en masse acheter tout ce qu’il faut pour le sacrifice. Ils cherchent des outils de qualité et pratiques, notamment avant le jour J pour qu’ils ne soient pas pris au dépourvu». Pour lui, «c’est la période la plus propice de l’année pour nous. On voit de tout, des habitués qui viennent renouveler leur équipement en coutellerie et autres moyens de coupe de viande, mais aussi de jeunes couples qui achètent leurs premiers accessoires», ajoute-t-il.
S’agissant des prix, le vendeur précise que les couteaux sont proposés à des tarifs allant de 50 DA pour les plus simples jusqu’à 1.000 DA pour les modèles les plus performants. Les piques à brochettes sont vendus à 100 DA lorsqu’elles sont en bois et à 120 DA en aluminium. Les crochets, quant à eux, sont affichés à 150 DA. Les barbecues sont disponibles à des prix entre 700 DA et 1.000 DA.
Pour les haches, les prix varient entre 1.000 et 2.400 DA, selon le modèle. Enfin, l’aiguiseur de couteaux électrique est proposé au prix de 700 DA. Il affirme que les prix restent relativement stables, malgré la forte demande. «Nos prix sont fixes, et on essaie de ne pas trop les augmenter pour l’Aïd. On sait que chacun a son budget. Un crochet à 150 DA ou un couteau à 100 DA, des prix raisonnables, ça reste accessible», fait-il savoir.
«C’est une question d’organisation, mais aussi de respect du rituel»
Rencontré dans un magasin spécialisé à l’ex-rue de la Lyre, Kheira M., mère de 3 enfants, nous déclare: «On ne laisse rien au hasard. Le matériel doit être prêt bien avant le jour J». Elle a déjà acheté 2 bassines, un crochet pour suspendre le mouton, ainsi que des piques à brochettes.
«C’est une question d’organisation, mais aussi de respect du rituel», ajoute-t-elle. Même son de cloche pour Fairouz Z., une mère de deux enfants. «On a acheté 2 nouveaux couteaux cette année, un aiguiseur électrique, et même un petit barbecue. C’est l’occasion de réunir la famille, de bien manger, mais aussi de faire les choses proprement», dit-elle. Pour Nassim D., père de famille, la préparation et l’achat des outils de l’Aïd commencent une semaine, voire 2 avant l’Aïd.
«Les prix ont tendance à monter un ou deux jour avant l’Aïd. Je préfère acheter ces choses-là quelques jours avant pour pouvoir trouver le meilleur rapport qualité-prix, notamment en ce qui consterne les couteaux et surtout les piques à brochettes et le charbon. On en consomme énormément», explique-t-il en montrant fièrement un sac de charbon qu’il vient d’acheter, visiblement satisfait de son affaire.
Alors que l’Aïd El Adha approche à grands pas, la tradition du sacrifice continue de réaffirmer son importance dans le quotidien des Algériens. Et dans cette préparation, l’achat des outils, bien plus qu’une simple transaction commerciale, devient un acte plein de signification, témoignant de l’attachement indéfectible à cette fête sacrée.
Hamai Kenza