IA, des dispositions pour encadrer les utilisateurs

IA, des dispositions devront être prises pour encadrer les utilisateurs de cette technologie en Algérie, recommande lundi à l’APN Abdelkrim Djadi.

Le directeur général de l’École supérieure de magistrature de Koléa, Abdelkrim Djadi, estime que la gouvernance des applica­tions de l’intelligence artificielle (IA), qui permettent de bénéficier efficacement des avantages de la révolution technologique, tout en préservant les cadres et les valeurs éthiques, nécessite de trouver un équilibre entre l’innovation et les droits de l’Homme.

L’éthique de l’IA

Lors d’une journée parlementaire organisée par la Commission des affaires juridiques, administratives et des libertés de l’APN, sous le thème: «Responsabilité juridique dans la cybercriminalité et l’intelligence artificielle: lacunes législatives et défis futurs», Djadi estime que ce système doit être conçu de manière à garantir l’équité et éviter des résultats dis­criminatoires.

Selon lui, l’éthique de l’IA doit reposer sur la confiden­tialité et la protection des données et le res­pect de la vie privée. Il est également jugé essentiel de limiter l’utilisation des données, de garantir le consentement préalable et de protéger les données contre tout accès non autorisé. Il faut établir, également, selon lui, des lignes de responsabilité claires pour les résultats des systèmes d’IA notamment en identifiant l’entité responsable des actions et des décisions prises par ces technologies.

2.870 affaires de cybercriminalité traitées par la gendarmerie en 2024

Djadi a souligné que ces procédés peuvent avoir des implications sociale, économique et environnementale importantes et que pour relever les défis de l’éthique de l’IA, il faut une collaboration entre diverses parties prenantes, notamment les chercheurs, les déci­deurs politiques, les experts de l’industrie, les éthiciens et la société civile. Il a suggéré, à cet effet, au plan législatif d’établir une défi­nition juridique de l’intelligence artificielle, intégrer des dispositions relatives à celle-ci dans les lois pénales et imposer des obliga­tions légales aux développeurs de systèmes.

Le représentant de la Gendarmerie natio­nale, Nabil Zidane, indique, quant à lui, que 2.870 affaires ont été traitées en 2024 dont 1.159 concernent des atteintes au caractère sacré de la vie privée, 667 relatives à la cyberfraude et l’escroquerie, 143 ciblant les enfants, 111 affaires visant des systèmes de traitement automatisé de données et 790 autres affaires.

5.298 affaires de cybercriminalité traitées par la police en 2024

Évoquant les défis réglemen­taires et socio-économiques, il évoque notamment le manque de coordination avec les grandes entreprises technologiques, les difficultés de coopération internationale avec les prestataires de service et le manque de sensibilisation de la communauté aux dan­gers du cyberespace. Il fait remarquer que le cyberespace est devenu un lieu de prédilec­tion pour les crimes, notamment le terroris­me, le trafic de drogue, le blanchiment d’argent et la cybercriminalité, précisant que les défis les plus importants résident dans les aspects juridiques et techniques.

Le représen­tant de la Sûreté nationale, Benamer Mohamed Raouf, fait savoir que plus de 2.000 affaires ont été traitées en 2017, 3.522 en 2018, 5.163 en 2020 et 5.298 en 2024 dont 39% concernent des atteintes aux personnes et 22% à la fraude et l’escroquerie et la cyber-criminalité.

Aya Malak

IA

Bouton retour en haut de la page