Sadaoui insiste sur la préservation de l’intégrité de l’examen

Sadaoui insiste sur la préservation de l’intégrité de l’examen, lors de son intervention dans une conférence de presse en marge du coup d’envoi des épreuves du BAC 2025.
Les épreuves de l’examen du Baccalauréat (session 2025) se déroulent dans de bonnes conditions, à même de préserver la transparence et la concurrence loyale entre tous les candidats, dont le nombre s’élève cette année à 878.857, encadrés par un effectif de 308.000 éléments mobilisés au niveau de 2.964 centres d’examen.
«La fraude est inacceptable dans nos établissements»
«Cet examen revêt une grande importance pour notre société. Les institutions de l’État déploient des
efforts considérables en mettant en place tous les moyens nécessaires afin de garantir à nos enfants de bonnes conditions leur permettant une concurrence positive et loyale et une protection administrative et technique contre toute tentative de perturbation du bon déroulement des épreuves», affirme dimanche, le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Sadaoui, lors d’une conférence de presse tenue à l’occasion du coup d’envoi du BAC donné à partir du lycée El Idrissi, dans la commune de Sidi M’Hamed (Alger).
Dans ce sillage, le ministre a souligné que le système national anti-fraude dans les examens officiels repose sur une approche éducative avant qu’elle soit pénale. En outre, Sadaoui met en exergue la coordination et l’implication des différents départements ministériels et instances publiques pour garantir une bonne prise en charge des candidats et du staff encadrant durant la période du BAC s’étalant du 15 au 19 juin en cours.
Dans le même ordre d’idées, il rappelle que l’État a veillé à doter tous les centres d’examen des moyens logistiques, sanitaires et sécuritaires requis, estimant qu’il est tôt pour évaluer cette session et se prononcer sur sa réussite. Concernant le nombre de candidats, il a indiqué qu’il est de 878.857 inscrits dont 548.245 scolarisés et 356.743 candidats libres.
À propos des cas de fraude à l’examen et les dispositions pénales afférentes, Sadaoui a souligné que l’approche adoptée par l’État est éducative, avant qu’elle soit pénale. «Nous œuvrons à inculquer, dès le jeune âge, la valeur de l’intégrité à nos enfants. La fraude est inacceptable dans nos établissements et nous y faisons face par l’éducation et les moyens techniques», commente-t-il, ajoutant que le nombre des cas signalés durant les épreuves du Brevet d’enseignement moyen (BEM) se limitent à 53.
Pas de dispositions pénales à l’égard des mineurs coupables de triche
Le ministre clarifiera: «Traduire en justice les élèves impliqués dans la fraude n’est qu’une des méthodes éducatives adoptées. Quand il s’agit des cas de mineurs, l’élève sera déféré devant le juge des mineurs, c’est dire que l’on n’applique pas les dispositions pénales». Selon lui, seules les personnes majeures impliquées dans la fraude sont passibles de dispositions pénales comme le stipule la loi. Sadaoui tient à expliquer que ce détail, pourtant très important, demeure ignoré par ceux qui ont critiqué, à tort, le système national anti-fraude.
Par ailleurs, le ministre a rassuré que ses services travaillent, sérieusement, sur la question de la coupure d’Internet pendant l’examen du BAC, comme mesure préventive anti-fraude, afin de trouver d’autres alternatives fiables garantissant l’intégrité de l’examen.
En réponse à une question liée à la réforme des programmes solaires, Sadaoui a réitéré, une fois de plus, que cette question relève du «grand dossier de la qualité de l’enseignement». «La qualité de l’enseignement repose sur plusieurs piliers, dont les manuels et programmes scolaires, les structures et les équipements techniques, ainsi que la formation des enseignants. Pour ce qui est des programmes, nous avons déjà annoncé la mise en place de la commission nationale chargée de la qualité de l’enseignement», rappelle-t-il.
En ce sens, il relève que les résultats du travail de réforme du programme scolaire relatif à la 3e année primaire seront dévoilés avant la prochaine rentrée scolaire, ajoutant que cette réforme touchera également les 4e et 5e années primaires, puis le cycle moyen. Concernant l’annonce des résultats du BEM et du BAC, il soutient que ceux-ci sont tributaires de l’opération de correction «qui prendra le temps qu’il faudra, afin de garantir les droits de tous les candidats».
A. Mehdid