Iran-entité sioniste, intensification des attaques

Intensification des attaques au 5ème jour du conflit entre l’Iran et l’entité sioniste.

Cette guerre entre l’entité sioniste et l’Iran risque d’embraser la région, voire au-delà.

Mise en garde que de nombreuses capitales

Tout en condamnant et en rejetant les attaques sionistes contre l’Iran, les ministres des Affaires étrangères de l’Algérie, de la Jordanie, du Pakistan, du Bahreïn, du Brunéi Darussalam, de la Turquie, du Tchad, de la Gambie, de l’Union des Comores, du Djibouti, de l’Arabie saoudite, du Soudan,de  la Somalie, des Emirats arabes unis, de l’Irak, du Sultanat d’Oman, du Qatar, du Koweït, de la Libye, de l’Egypte et de la Mauritanie ont dans un communiqué commun rappelé que  «la seule issue aux crises régionales réside dans la diplomatie, le dialogue et le respect des principes de bon voisinage, selon le droit international et la Charte des Nations unies ».

Ces ministres ont tenu, par ailleurs, à souligner qu’« aucune solution militaire ne saurait régler la crise actuelle » et mettre fin ainsi aux hostilités qui risquent d’embraser la région, voire au-delà. C’est la mise en garde que de nombreuses capitales mettent en avant tour tenter de sensibiliser et de responsabiliser les va-t-en guerre qui pensent qu’en privilégiant l’usage de la force militaire, ils atteindront leurs objectifs politiques. Lors d’un discours prononcé, mardi, devant le Parlement européen à Strasbourg, le roi Abdallah II de Jordanie a affirmé que « les attaques » sionistes menées contre l’Iran risquent de provoquer  une « dangereuse escalade des tensions » dans la région « et au-delà ».

«Réticence » de l’entité sioniste à accepter une médiation extérieure

«Avec l’expansion par Israël de son offensive à l’Iran, il est impossible de dire où les frontières de ce champ de bataille s’arrêteront », a mis en garde le roi Abdallah II de Jordanie. Le président chinois Xi Jinping qui s’est dit préoccupé par les derniers développements, a appelé de son côté lors d’une rencontre avec le président ouzbek au Kazakhstan, à œuvrer «au plus vite » pour un apaisement du conflit, après cinq jours d’escalade militaire. «Toutes les parties doivent œuvrer pour que le conflit s’apaise au plus vite et pour éviter une nouvelle escalade des tensions », a déclaré le président Xi Jinping.

Il reste aussi que pour ce faire, il faudrait être deux. Or pour l’heure, l’entité sioniste ne donne aucun signe de vouloir mettre un terme à son agression. Bien au contraire, ses menaces et ses attaques confortent l’idée que ce n’est pas la désescalade qui est recherchée, mais au contraire l’embrasement de la situation. Du reste, le Kremlin a dit «constater » la «réticence » de l’entité sioniste à accepter une médiation extérieure, comme le propose le président russe Vladimir Poutine, pour régler le conflit avec l’Iran.

Trump entretient le flou sur ses intentions

«A l’heure actuelle, nous constatons une réticence, tout au moins, de la part d’Israël à recourir à des services de médiation et à s’engager dans une voie pacifique vers un règlement », a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, lors de son briefing quotidien. Il est certain que cette «réticence» encouragée par l’allié inconditionnel de l’entité sioniste, à savoir les Etats Unis, dont le président a été accusé, mardi, par Pékin de « jeter de l’huile sur le feu » dans le conflit, obéit à d’autres calculs géostratégiques. « Israël est en train de changer la face du Moyen-Orient » avec ses frappes sur l’Iran, a déclaré lundi soir le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

C’est dire que Washington qui est la seule partie à pouvoir peser dans le sens d’un arrêt immédiat de l’agression sioniste contre l’Iran, ne peut ignorer les desseins sionistes, et que partant Donald Trump qui peut, selon le chef de la diplomatie iranienne arrêter les attaques « avec un seul coup de fil », n’est pas enclin à user de son pouvoir.  Pis, le président américain Donald Trump préfère entretenir le flou sur ses intentions. Ainsi, tout en disant souhaiter «une fin réelle, pas un cessez-le-feu », au conflit assurant qu’un « accord » allait être trouvé,  il n’a pas manqué par ailleurs de lancer un message alarmiste sur son réseau Truth Social. « Tout le monde devrait évacuer Téhéran immédiatement », a –t-il écrit alors que les Etats-Unis ont annoncé renforcer leur « dispositif défensif » au Moyen-Orient, et y envoyer leur porte-avions Nimitz.  Un comportement interprété par les analystes comme un facteur d’incertitude supplémentaire. Pourtant, n’a pas manqué d’exhorter le président chinois « toutes les parties doivent œuvrer pour que le conflit s’apaise au plus vite et pour éviter une nouvelle escalade des tensions».

Selma Meziane

 

 

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