Les attaques entre l’Iran et l’entité sioniste s’intensifient

Malgré les appels internationaux appelant à cesser les attaques, aucune désescalade n’a été constatée ce samedi entre l’Iran et l’entité sioniste.

Vendredi soir, c’est le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, qui a appelé les l’Iran et l’entité sioniste à la désescalade et à cesser les hostilités, après plusieurs attaques aériennes de part et d’autre.

«Assez de l’escalade», lance Guterres

«Assez de l’escalade», a déclaré Guterres sur X, ajoutant qu’«il est temps que cela cesse. La paix et la diplomatie doivent l’emporter.» Samedi, c’est au tour notamment du pape Léon XIV de joindre sa voix à toutes celles qui appellent les deux parties à mettre un terme à ce qui risque d’être un engrenage, les exhortant «à la responsabilité et à la raison» et à «soutenir la cause de la paix». Des appels qui, malheureusement, n’ont  trouvé aucun écho auprès de l’entité sioniste déterminée à en finir avec l’Iran.

Ainsi, les avions de l’entité sioniste ont bombardé, ce samedi, les défenses aériennes et des lanceurs de missiles en Iran, intensifiant les opérations visant à démanteler les capacités militaires de son ennemi juré. De son côté, l’Iran a annoncé avoir abattu des drones sionistes qui avaient violé son espace aérien, selon la télévision d’Etat iranienne. Vendredi soir, ce sont deux avions militaires israéliens survolant son territoire qui ont été abattus, selon l’agence de presse Irna.

Violation fragrante des chartes onusiennes

La diplomatie iranienne avait qualifié, dans un communiqué, les attaques de l’entité sioniste «de violation fragrante des chartes onusiennes et d’une agression manifeste contre l’intégrité territoriale et la souveraineté du pays», affirmant que «l’Iran y ripostera par tous les moyens nécessaires». Une déclaration faite au moment où le ministre sioniste de la Défense a de nouveau menacé l’Iran, affirmant que Téhéran «brûlera» si de nouveaux missiles sont tirés en direction de l’entité sioniste.

Cet acharnement s’est du reste manifesté hier puisque l’armée de l’occupant a mené de nouvelles frappes sur des villes de l’ouest et du nord-ouest de l’Iran abritant des bases militaires clés, ont indiqué des médias iraniens. L’intensification des opérations vise, selon la propagande sioniste, à démanteler les capacités militaires de l’Iran.

Calculs politiques

En riposte, Téhéran a tiré de nouveaux missiles, alors que le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, en réaction aux propos tenus par Netanyahou lequel a averti qu’il y aura «plus» d’attaques «à venir», a dénoncé une «déclaration de guerre».

Pour les spécialistes, les attaques sionistes contre Téhéran relèvent de calculs politiques. Ainsi, fait-on remarquer, «en envoyant son aviation bombarder les sites nucléaires iraniens, Benyamin Netanyahou empêche tout nouvel accord entre Téhéran et Washington» et de rappeler que de nouvelles négociations devaient avoir lieu ce dimanche entre les deux parties.

Annulation de la conférence prévue à l’ONU sur la Palestine

De même qu’avec cette nouvelle escalade, Netanyahou «oblige Emmanuel Macron à reporter la conférence prévue à l’ONU sur la Palestine. A New York, le chef de l’Etat français devait annoncer la reconnaissance par la France de l’Etat de Palestine». En effet, le président français a annoncé dans une conférence de presse que cette annonce serait «décalée» car «l’ensemble des dirigeants de la région devaient rester chez eux», même s’il a tenu à rappeler que ce «report n’est pas un recul pour la solution à deux Etats» et que «la reconnaissance de la Palestine» reste une «décision souveraine».

Pour étayer cette analyse, les spécialistes soulignent que quand bien même des «échanges de tirs de missiles et d’envois de drones avaient bien eu lieu par le passé entre les deux pays, séparés de près de 2000 km, jamais Israël n’avait envoyé ainsi ses avions de chasse frapper plus de 200 cibles». Il reste néanmoins qu’en s’attaquant à l’Iran, l’entité sioniste risque de faire imploser la situation dans la région. «La paix au Moyen-Orient et, plus largement dans le monde, est en jeu», souligne-t-on.

Farah Chibane

 

Bouton retour en haut de la page