Les MAE de plusieurs pays arabes et musulmans condamnent les attaques sionistes contre l’Iran,

Les ministres des Affaires étrangères (MAE) de plusieurs pays arabes et musulmans expriment leur rejet et leur condamnation des attaques sionistes contre l’Iran, qui se poursuivent depuis vendredi dernier.
Ces MAE appellent au respect de la souveraineté des Etats, de l’intégrité de leurs territoires et à la résolution des différends par des moyens pacifiques.
Respecter la souveraineté des Etats
Les ministres des Affaires étrangères de l’Algérie, de la Jordanie, du Pakistan, du Bahreïn, du Brunéi Darussalam, de la Turquie, du Tchad, de la Gambie, de l’Union des Comores, du Djibouti, de l’Arabie saoudite, du Soudan, de la Somalie, des Emirats arabes unis, de l’Irak, du Sultanat d’Oman, du Qatar, du Koweït, de la Libye, de l’Egypte et lde a Mauritanie ont fait part dans un communiqué commun de leur rejet et condamnation de ces attaques qui ont causé à ce jour de nombreuses victimes et occasionnés de nombreux dégâts matériels.
«Face aux développements régionaux rapides et à l’escalade sans précédent des tensions au Moyen-Orient » ont –ils déclaré, de même que « toute pratique violant le droit international, les principes de la Charte des Nations unies » est condamnée. Les MAE ont réaffirmé «la nécessité de respecter la souveraineté des Etats, l’intégrité de leurs territoires, les principes de bon voisinage et de règlement pacifique des conflits».
Une escalade dangereuse
Ces ministres ont également exprimé, leur «profonde inquiétude face à cette escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de toute la région », soulignant «la nécessité de mettre fin aux actions hostiles » de l’occupant israélien contre l’Iran, à un moment où le Moyen-Orient connaît des tensions croissantes, et «l’importance de réduire les tensions en vue d’un cessez-le-feu et d’un apaisement global».
Ils ont insisté sur «l’importance de faire du Moyen-Orient une zone exempte d’armes nucléaires et d’autres armes de destruction massive, conformément aux résolutions internationales pertinentes et sans sélectivité », et ont appelé à «l’adhésion rapide de tous les pays de la région au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires».
Aucune solution militaire ne saurait régler la crise actuelle
Les ministres des Affaires étrangères ont aussi «souligné l’impératif de ne pas cibler les installations nucléaires placées sous les garanties de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), conformément aux décisions de l’AIEA et du Conseil de sécurité, car cela constitue une violation flagrante du droit international et du droit international humanitaire au titre de la Convention de Genève de 1949», mettant en avant «la nécessité de revenir au processus de négociations dès que possible comme seule voie pour parvenir à un accord durable sur le programme nucléaire iranien».
Enfin, les ministres ont souligné «l’importance du respect de la liberté de navigation sur les voies maritimes internationales, conformément au droit international en vigueur, et de la non mise en péril de la sécurité maritime internationale », affirmant que «la seule issue aux crises régionales réside dans la diplomatie, le dialogue et le respect des principes de bon voisinage, selon le droit international et la Charte des Nations unies », tout en soulignant qu’« aucune solution militaire ne saurait régler la crise actuelle ».
La communauté internationale exhortée à demander des comptes à l’occupant sioniste
De son côté le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a déclaré, mardi, que l’attaque de l’entité sioniste contre l’Iran était contraire aux normes internationales, soulignant que la communauté internationale devrait demander des comptes à l’agresseur et condamner explicitement ses actions. «L’agression sioniste est contraire à toutes les normes internationales, à la Charte des Nations Unies et aux droits de l’Homme », a indiqué Esmaeil Baqaei, cité par l’agence de presse Irna.
Il a fait savoir qu’« en vertu du chapitre 7, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, et le Conseil de sécurité de l’ONU étaient tenus de prévenir toute agression, menace ou violation de la paix». Il a, en outre, souligné que, «conformément à toutes les réglementations internationales, notamment la résolution 533 du Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), toute menace contre les installations nucléaires pacifiques d’un pays constitue une menace pour la paix et la sécurité internationales ». Par conséquent, a-t-il poursuivi, «l’Iran attend de l’ONU, de l’AIEA et du Conseil de sécurité des Nations unies qu’ils prennent des mesures et tiennent l’agresseur pour responsable ».
Farah Chibane