Guterres appelle à la solution à deux États

Le SG de l’ONU, Antonio Guterres, a souligné, dimanche dernier, que la paix en Palestine doit être fondée sur la solution à deux États.
Dans son discours au sommet des BRICS au Brésil, Guterres a ajouté que la paix commence également par un cessez-le-feu immédiat et permanent à Ghaza, la libération immédiate et inconditionnelle des otages, la livraison libre et sans entrave de l’aide humanitaire et la fin de l’annexion et de la violence dévastatrices en Cisjordanie.
«La paix est plus urgente que jamais»
«À l’heure où le multilatéralisme est mis à mal, rappelons au monde que la coopération est la plus grande innovation de l’humanité. Cela commence par la confiance, et la confiance commence par le respect du droit international par tous les pays, sans exception», a affirmé le chef de l’ONU dans un discours lors d’une session consacrée au renforcement du multilatéralisme, des affaires économiques et sociales et de l’intelligence artificielle. «Soyons à la hauteur de cette situation : réformons et modernisons le multilatéralisme, y compris l’ONU et tous les systèmes et institutions, pour qu’il soit au service de tous, partout», a-t-il ajouté.
Le chef de l’ONU a également exprimé une préoccupation particulière face à la militarisation de l’intelligence artificielle, dans un monde où «la paix est plus urgente que jamais», soulignant que l’IA nécessite une réponse multilatérale fondée sur la justice et les droits de l’homme. Selon le centre d’information de l’ONU, Guterres s’est dit particulièrement préoccupé par l’utilisation de l’IA comme arme, dans un monde où la paix est plus que jamais nécessaire.
La réforme du Conseil de sécurité «est cruciale»
Selon le SG de l’ONU, l’intelligence artificielle «nécessite une réponse multilatérale fondée sur l’équité et les droits humains». Il a rappelé que le Pacte pour l’avenir, approuvé par l’Assemblée générale des Nations unies, appelle à une nouvelle architecture de confiance et de coopération, à commencer par la création par l’ONU d’un groupe scientifique international indépendant sur l’intelligence artificielle, fournissant des orientations impartiales et fondées sur des données probantes, accessibles à tous les États membres.
Selon le secrétaire général des Nations unies, la réforme du Conseil de sécurité «est cruciale». Il a noté que le message de la Conférence sur le financement du développement, qui s’est tenue la semaine dernière à Séville (Espagne), était clair : garantir une plus grande participation des pays en développement à la gouvernance économique mondiale et à ses institutions, mettre en place un mécanisme efficace de restructuration de la dette, et tripler la capacité de prêt des banques multilatérales de développement, notamment par des financements concessionnels et en monnaies locales.