Clôture en apothéose du Festival international de l’Inchad

La 11ème édition du festival culturel international de l’Inchad s’est clôturée lundi soir au théâtre Mohamed Tahar Fergani de Constantine, dans une ambiance mêlant originalité et innovation.

La cérémonie de clôture, qui s’est déroulée devant un public nombreux, a mis en vedette 2 grands noms de l’art de l’Inshad soufi : le Tanzanien Yahya Bihaki et le Bosniaque Mustafa Isakovic. Ce dernier est connu pour fusionner avec bonheur les traditions balkaniques et les mélodies spirituelles. La soirée fut marquée par la créativité, la beauté du verbe et la splendeur de l’image.

Un carrefour des cultures et des spiritualités

Les 2 « mounchidine » ont interprété un florilège de chants mystiques, reflétant les traditions musicales de leurs pays et la riche diversité culturelle qui a caractérisé cette édition.

Placé sous le slogan « Les voix de l’Inchad chantent l’Algérie glorieuse », le festival a accueilli, depuis le 25 juin dernier, 7 troupes locales et 9 formations étrangères. Toutes ont présenté des spectacles originaux, exprimant la profondeur de cet art et sa capacité à véhiculer les valeurs humaines et spirituelles.

Un message universel de paix et de tolérance

Cet événement culturel a également donné lieu à l’organisation d’ateliers de formation destinés aux jeunes et aux personnes intéressées par cet art, ainsi qu’à des séminaires dédiés au rôle que peut jouer le chant soufi dans le patrimoine musical mondial et dans la promotion de la culture du dialogue et de la paix.

Le commissaire du festival, Abdelali Louahouah, a déclaré à l’APS que l’édition de cette année fut une « totale réussite en termes d’organisation et de contenu ». Il a ajouté qu’elle « a drainé une assistance record et a donné un aperçu clair du degré d’attachement du public algérien à cet art ancestral ».

La 11ème édition du festival était également « porteuse d’un message symbolique exprimant la capacité de l’art de l’Inchad à transcender les frontières, toujours au service des valeurs de beauté, de paix et de tolérance », a encore déclaré Louahouah.

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