Aïn Kerma, méditerranéenne par excellence

Aïn Kerma, commune côtière de la wilaya d’Oran, est située à environ 45 km à l’ouest de la ville d’Oran, au sein de la daïra de Boutlélis.

D’une superficie d’un peu plus de 107 km², elle s’étend entre la mer Méditerranée et les contre forts montagneux du Dahra occidental. Sa géographie singulière lui confère un double visage: celui d’un terroir rural marqué par l’histoire agricole et minière, et celui d’un littoral aux potentialités balnéaires certaines. Le territoire communal comprend plusieurs localités et hameaux, notamment Aïn Tessa, Bordj El Abiad, Sidi Bakhti, le village agricole
socialiste Beggoug et, bien sûr, Madagh, connu à l’échelle régionale pour sa plage orientale, très appréciée pour la beauté de ses criques, ses eaux limpides et son cadre naturel encore préservé.

Des initiatives d’écotourisme à Aïn Kerma

La plage de Madagh 1, en particulier, est très fréquentée pendant la saison estivale. Elle attire chaque année des milliers de visiteurs d’Oran et d’autres wilayas, séduits par la mer turquoise, la tranquillité du site et les collines verdoyantes qui l’entourent. Ce littoral abrite également des portions plus sauvages et rocheuses, recherchées par les amateurs de nature et de tranquillité, ainsi que des spots de pêche et de plongée sous-marine. La diversité de ses plages confère à Aïn El Kerma une vocation touristique affirmée, qui ne demande qu’à être davantage structurée et valorisée.

Des initiatives locales commencent à encourager l’écotourisme, la valorisation des paysages et la redécouverte du riche patrimoine rural de la commune. Historiquement, Aïn El Kerma est aussi connue pour son passé minier. Une importante mine d’antimoine fut exploitée dès le XIXe siècle dans le massif du Djebel Taya, situé à proximité. L’activité minière a connu son apogée dans les années 1930 à 1950, avec la relance de la production d’oxyde d’antimoine (cervantite), dont les teneurs dépassaient parfois les 40%.

Atout majeur, la façade maritime encore peu urbanisée d’Aïn Kerma

Cette exploitation, bien qu’aujourd’hui arrêtée, a laissé son empreinte dans le paysage, les mémoires locales et les archives géologiques. Elle fut également à l’origine d’un début d’électrification et de développement des infrastructures dans la région. Sur le plan administratif, Aïn El Kerma dépend de la daïra de Boutlélis. En 2008, elle comptait environ 7.500 habitants, répartis entre les différents villages qui la composent. Elle reste à ce jour une commune à dominante rurale, où les activités agricoles (céréaliculture, arboriculture, élevage) restent prépondérantes. Le village agricole de Beggoug, fondé à l’époque post-indépendance dans le cadre de la réforme agraire, témoigne encore de cette orientation.

La commune est également proche d’autres zones à fort potentiel touristique, comme El Ançor ou Bouzedjar, et pourrait bénéficier de projets de développement régional intégrés. Son atout majeur demeure sa façade maritime, encore peu urbanisée, et son environnement naturel de qualité, entre collines, forêts clairsemées,
plaines agricoles et criques rocheuses.

Aujourd’hui, malgré l’absence d’un aménagement touristique structuré à grande échelle, Aïn El Kerma attire chaque été un nombre croissant d’estivants. Des familles de tout l’Ouest algérien viennent y chercher repos, baignade et air pur, à l’écart des plages surpeuplées des grands centres urbains. Cela confère à la commune une vocation touristique appelée à s’affirmer, si elle parvient à concilier protection de l’environnement, valorisation du patrimoine et amélioration des infrastructures d’accueil.

Les 3 plages d’Aïn Kerma d’une beauté naturelle

Parmi les joyaux du littoral d’Aïn El Kerma, 3 plages se distinguent par leur beauté naturelle et leur notoriété grandissante: El Madagh, Cap Blanc et Sfirat. La plage El Madagh, ou Madagh 1, est la plus célèbre: nichée dans une crique abritée entre les collines, elle séduit par ses eaux cristallines, son sable doré et son environnement encore vierge de toute urbanisation massive. Très prisée des familles et des campeurs, elle bénéficie d’un accès relativement aisé et d’un charme sauvage que les estivants affectionnent. Un peu plus à l’Ouest, Cap Blanc, reconnaissable à ses falaises calcaires éclatantes qui plongent dans la mer, est un site spectaculaire apprécié des amateurs de plongée sous marine et de photographie de paysages.

Enfin, la plage de Sfirat, plus discrète et moins fréquentée, offre un cadre intime, idéal pour ceux qui recherchent le calme et la proximité avec la nature. Ensemble, ces 3 plages incarnent le potentiel balnéaire d’Aïn El Kerma et en font une destination de choix pour un tourisme durable et respectueux de l’environnement.

Bouton retour en haut de la page