Grâce présidentielle au profit de 6.797 détenus

La grâce présidentielle est décidée au profit de 6.797 détenus à l’occasion de la célébration du 63e anniversaire de la Fête de l’Indépendance et de la Jeunesse.
Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, signe vendredi, après consultation du Conseil supérieur de la magistrature, 2 décrets présidentiels portant mesures de grâce. Le 1e décret concerne des mesures de grâce bénéficiant à 6.500 détenus, tandis que le second est destiné aux détenus ayant obtenu des diplômes dans le cadre de l’année scolaire et de formation 2024-2025. Ce dernier concerne 297 détenus admis à l’examen du Brevet d’enseignement moyen (BEM), en attendant les résultats de l’examen du baccalauréat.
Les exclus de la grâce présidentielle
Sont exclus de ces mesures de grâce les personnes définitivement condamnées pour les infractions suivantes: actes de terrorisme, meurtres, homicides et coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, coups et blessures volontaires ayant entraîné une infirmité permanente, agressions contre les ascendants ou les mineurs, attentats à la pudeur et viol, enlèvement, traite des êtres humains ou trafic d’organes, incendies volontaires de biens, agressions contre les institutions et fonctionnaires de l’État, le personnel de santé, actes de sabotage ou de destruction volontaire de biens de l’État.
Sont également exclus, les atteintes et complots contre l’autorité de l’État, la sécurité et l’unité du territoire national, les faits de trahison, d’espionnage, de falsification d’actes publics ou officiels, l’usurpation de fonctions, de titres ou de noms et leur usage abusif, les atteintes aux systèmes de traitement automatisé de données visant la défense nationale ou les institutions soumises au droit public, la diffusion et la promotion de fausses informations portant atteinte à l’ordre et à la sécurité, les crimes de discrimination, de discours de haine, les faits de corruption, de blanchiment d’argent, d’évasion fiscale
Les autres catégories exclues de la grâce sont liées aux infractions liées au change et aux mouvements de capitaux, la contrefaçon de monnaie, la contrebande, la spéculation illicite, la fraude dans la vente de marchandises, les délits et crimes de constitution d’associations de malfaiteurs ou de groupes criminels organisés, les vols commis avec effraction ou violence, les vols qualifiés, les délits de trafic de migrants, les infractions liées aux stupéfiants, les crimes des bandes de quartiers, les rassemblements illicites et leur incitation, ainsi que certaines infractions graves prévues par la loi sur l’organisation pénitentiaire.
R. N.