Jacob Zuma a toujours été un défenseur de la cause sahraouie  

Jacob Zuma a toujours été un défenseur de la cause sahraouie, affirme le chef de la diplomatie sahraouie.

Lors d’une conférence de presse organisée au siège de l’Ambassade de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) à Alger le ministre sahraoui des Affaires étrangères, Mohamed Yeslam Bisset, indique, mardi, que la partie sahraouie a été surprise par les propos attribués à l’ancien président sud-africain et à son nouveau parti (Lance de la nation, abrégé MK).

Appel au respect des leaders sud-africains

«Nous connaissons M. Zuma depuis les années 70. Nous avons eu à le rencontrer dans plusieurs villes et capitales africaines. Nous le connaissons défenseur des droits de son peuple. Il a aussi défendu le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination avant de devenir président de l’Afrique du sud et  durant son mandat présidentiel», dit-il en réponse à une question à ce sujet. «Nous avons été surpris par les propos qui lui sont attribués et à son parti», poursuit le chef de la diplomatie sahraouie assurant être «en contact avec des parties sud-africaines pour obtenir une explication cette position étrange», relayée par des médias marocains lors de la récente visite de l’ancien président Zuma à Rabat.

«Nous appelons l’ancien président sud-africain à défendre son héritage et celui de ses prédécesseurs Nelson  Mandela et Thabo Mbeki, lance le chef de la diplomatie sahraouie. Yeslam Bisset salue également  la position stable et honorable l’Algérie. «Au non du peuple sahraoui, nous saluons cette position qui n’a pas changé depuis l’indépendance du pays en 1962», note-t-il soulignant que l’Algérie défend une solution juste et durable basée sur le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, conformément aux résolutions des Nations Unies.

«Contrairement à l’Algérie, d’autres pays ont dévié sur leur positions en faveur de l’autodétermination du peuple sahraoui», déplore  le sahraoui des Affaires étrangères citant le Maroc qui a soutenu ce droit en 1972 et 1973 mais qui a occupé le Sahara occidental après le retrait des troupes espagnoles en 1975. «Le Maroc a aussi adopté la solution ONU/UA avant un second revirement et maintenant, il veut imposer son plan d’autonomie contraire à la légalité internationale», poursuit-il affirmant que les autorités marocaines regretterons d’avoir fait le jeu des anciennes puissances coloniales et l’entité sioniste contre une prétendue reconnaissance de son occupation du Sahara occidental et l’exploitation des richesses de ce territoire.

Samira Chami

Bouton retour en haut de la page