ANP, la gardienne du temple Algérie

L’ANP est la gardienne du temple Algérie. Le chef d’état-major réitère à chaque occasion les missions constitutionnelles de l’armée algérienne.

Le 24 mai dernier, le Général d’armée Saïd Chenegriha, en visite de travail et d’inspection à la 2e Région militaire à Oran, avait rappelé que «parmi les acquis les plus précieux transmis par nos vaillants aînés, figure la volonté constante de l’ANP de s’élever au niveau des exigences de son devoir national et des nobles missions que lui confère la Constitution, à savoir la défense de la patrie, la préservation de son unité, la protection de ses richesses et la sauvegarde de sa souveraineté et de son indépendance de décision».

«L’ANP continuera à renforcer ses capacités»

Un rappel qui n’a rien de surprenant tant il est vrai que le chef d’état-major de l’Armée populaire nationale (ANP) ne manque jamais une occasion pour réitérer les missions constitutionnelles de l’ANP, en particulier son devoir et obligations envers la patrie. En fait, à chacune des prises de parole de son chef d’état-major, ou à travers les éditoriaux de la revue El Djeich, l’armée réaffirme son engagement à être ce rempart infranchissable contre lequel
ne manquera pas de se briser toute velléité d’attenter à la stabilité et à la souveraineté de l’Algérie.

Le général d’armée Saïd Chanegriha se fait ainsi un devoir de rappeler que pour ce faire, l’ANP s’est dotée au fil des ans des moyens humains et logistiques qui lui permettent d’accomplir au mieux ses missions. «La préservation de la souveraineté nationale repose sur une armée forte et redoutable et sur une économie développée», n’a eu de cesse d’affirmer le président de la République. En mai 2024, à partir de Khenchela, il avait
également déclaré que «les pays puissants sont ceux qui possèdent une armée forte et une économie forte», mettant en avant le fait que l’ANP continuera à renforcer ses capacités. Le président Tebboune a aussi déclaré:

«Nous devons être forts à l’intérieur pour l’être à l’extérieur». En fait, la préservation de la souveraineté nationale est pour les dirigeants algériens une ligne rouge qu’ils n’ont jamais permis à quiconque de franchir quelles que soient les circonstances ou la cause.

Récupération de Mers El Kébir

Ainsi, il est difficile de trouver un pays aussi jaloux de sa souveraineté et de l’indépendance de sa décision que l’est l’Algérie. Cette volonté s’est manifestée, au demeurant, dès l’entame des négociations d’Evian. Les négociateurs algériens se sont farouchement opposés à l’idée de se séparer ne serait-ce d’un iota du territoire, alors que les Français avaient tout tenté pour accaparer le Sahara. La base navale Mers El Kébir a été aussi récupérée dès les premières années de l’indépendance.

Wikipédia ne manque pas de souligner que si «les accords d’Evian du 18 mars 1962, qui reconnaissaient l’indépendance de l’Algérie, autorisaient la France à conserver sa base durant 15 ans», la «France se retira au bout de 5 années seulement». Et de rappeler qu’«en février 1968, le colonel Mohamed Benmoussat dit ‘‘l’Amiral’’, commandant des forces navales algériennes, en présence du président de la République algérienne, le défunt Houari Boumediène, assistent symboliquement à l’installation du drapeau de la nouvelle Algérie fraîchement indépendante. La base en devient à cette date partie intégrante de la Marine nationale algérienne».

Par la suite, et en dépit des demandes de la part d’un pays ami d’utiliser Mers El Kébir comme base navale pour une partie de sa flotte en Méditerranée, le gouvernement algérien a toujours refusé, mettant en avant un «neutralisme scrupuleux». En fait, aucune portion du territoire national ne devait et ne doit échapper à la souveraineté de l’Algérie.

Un legs inestimable

Dès lors et sous ce prisme, on comprend mieux pourquoi les autorités du pays œuvrent sans répit pour que le principe de souveraineté nationale ne soit pas un slogan. Et on comprend encore plus la détermination de l’ANP à être le bouclier de la nation, même au prix de lourds sacrifices consentis par le passé et que l’ensemble de ses personnels sont encore disposés à consentir. La professionnalisation et la modernisation de toutes les composantes obéissent à cet objectif. Cela a été rappelé et souligné par la revue El Djeich dans son numéro du mois de juin.

Toutes les actions inscrites par le haut commandement de l’ANP découlent de la prise de conscience de l’ampleur des défis actuels et futurs que l’ANP est tenue de relever, soucieuse de demeurer, indiquera l’éditorial de la revue, «en permanence le bouclier protecteur de la patrie et le garant de son unité, de sa souveraineté et de son indépendance».

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, chef suprême des forces armées, ministre de la Défense nationale, avait adressé, lors de sa supervision du défilé militaire organisé en novembre 2024, à
l’occasion des festivités commémoratives du70e anniversaire du déclenchement de la Révolution du 1e Novembre 1954, ses salutations à «l’ANP et à tous les corps de sécurité stationnés aux frontières, veillant à la
défense de notre terre bénie, assurant la protection de notre espace aérien et de nos côtes maritimes, et prêts à consentir tous les sacrifices pour préserver le legs des valeureux chouhada et défendre la République et ses acquis».

La constante disponibilité des forces armées

La constante disponibilité des forces armées tous corps confondus à affronter et à vaincre toute menace susceptible d’affecter la sécurité de l’Algérie et partant sa souveraineté recouvrée au bout d’un long combat contre le colonialisme, a dissuadé, à n’en pas douter, bien des ennemis tentés de s’aventurer sur un terrain dont
ils sont aujourd’hui persuadés qu’ils en seraient sortis vaincus. «À l’image de leurs prédécesseurs à travers l’Histoire, (ils) traîneront les lambeaux de leurs échecs, goûteront à l’amertume de la défaite et subiront le revers de leurs vils complots», n’a pas manqué de les mettre en garde le général d’armée Saïd Chanegriha, lors de sa visite à la 2e Région militaire.

Une mise en garde qui confirme si besoin est que le principe de la souveraineté nationale pour l’Algérie a été et restera toujours l’une des composantes fondamentales de l’État. L’Algérie, qui a sacrifié des millions de martyrs pour recouvrer sa souveraineté, veille aujourd’hui à la préserver et à la défendre de toutes ses forces.

Nadia Kerraz

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