Aide humanitaire à Ghaza: l’appel de centaines d’employés de l’UE

Des centaines d’employés des institutions européennes demandent à Ursula von der Leyen et Kaja Kallas de faire pression sur l’entité sioniste pour autoriser l’aide humanitaire à Ghaza.
Des centaines de membres du personnel des institutions européennes ont adressé une lettre à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et à la haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères, Kaja Kallas, les appelant à exercer une pression sur l’entité sioniste afin de permettre l’acheminement de l’aide humanitaire vers la bande de Ghaza.
Dans une lettre ouverte signée par plus de 700 employés de l’UE, les signataires appellent à l’ouverture de tous les points de passage terrestres pour acheminer les biens essentiels, ainsi qu’à l’autorisation d’accoster pour les navires humanitaires. « Au nom de l’Union européenne, nous vous exhortons à prendre immédiatement des mesures décisives pour faire pression sur (l’entité sioniste) afin qu’elle autorise sans délai l’acheminement d’une aide humanitaire massive vers Ghaza », ont-ils écrit.
La tragédie humanitaire, un test pour les fondements de l’UE
Face au spectre de la famine, le personnel de l’UE considère que le blocus actuel de l’approvisionnement en denrées alimentaires, en lait maternisé et en fournitures médicales à Ghaza n’est « pas seulement une tragédie humanitaire profonde, mais aussi un test décisif pour les fondements moraux et politiques de l’Union, sans lesquels le projet européen lui-même perdrait son sens et sa légitimité ». « Notre crédibilité et notre leadership moral dépendent de notre capacité à prendre dès maintenant des mesures audacieuses et fondées sur des principes », a-t-il estimé.
L’entité sioniste « ne peut être autorisée à faire fi d’un nouvel accord et à manquer une nouvelle fois de respect à l’Union européenne », peut-on lire dans la lettre, qui fait référence à l’accord conclu mi-juillet entre l’UE et cette entité pour améliorer la situation sur le terrain. Les signataires ont proposé des mesures spécifiques qui pourraient être prises à l’encontre de l’entité sioniste dont l’application des sanctions ciblées contre les entités responsables d’entraver l’accès humanitaire, y compris les hauts dirigeants.
Demande d’enquête sur le pillage du gaz de Ghaza
Les employés appellent aussi à la suspension des relations diplomatiques, la suspension immédiate de toute coopération, le lancement d’une action internationale coordonnée avec l’ONU pour garantir des couloirs humanitaires sûrs vers Ghaza ou encore l’ouverture immédiate d’une enquête par le Conseil (de l’UE) sur les allégations de pillage par l’entité sioniste et des Etats membres de l’UE des réserves de gaz offshore dans les eaux de Ghaza, qui sont la propriété de l’Etat de Palestine.
Dans leur lettre, les employés de l’UE attirent également l’attention sur « l’échec total » de la Fondation humanitaire pour Ghaza (GHF) qui, « au lieu d’apporter de l’aide, a coûté la vie à plus de 1000 personnes depuis mai », tuées par les forces d’occupation sionistes et les sous-traitants de la
GHF, selon les chiffres largement relayés par l’ONU.