L’ONU déclare officiellement la famine à Ghaza

L’ONU a officiellement déclaré, vendredi, la famine à Ghaza, la 1ere à toucher le Moyen-Orient.
Le responsable de la coordination des affaires des Nations unies, Tom Fletcher a accusé l’entité sioniste et a considéré que la famine à Ghaza « aurait pu être évitée » sans « l’obstruction systématique » de l’entité sioniste. « Cette famine va et doit nous hanter tous », a-t-il martelé.
Selon des experts de l’ONU, plus de 500.000 de personnes à Ghaza affrontent des conditions « catastrophiques », le niveau de détresse alimentaire le plus élevé du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), caractérisé par la famine et la mort. Ce chiffre, basé sur informations recueillies jusqu’au 15 août, devrait monter à presque 641.000 d’ici fin septembre.
Selon l’IPC, il s’agit de la détérioration la plus grave de la situation depuis le début de ses analyses dans la bande de Ghaza. L’IPC a rappelé qu’une famine est en cours lorsque 3 éléments sont
réunis: au moins 20% des foyers (1 sur 5) doivent affronter un manque extrême de nourriture, au moins 30% des enfants de moins de 5 ans (1 sur 3) souffrent de malnutrition aiguë, et au moins 2 personnes sur 10.000 meurent de faim chaque jour.
L’IPC fait état de plus de 20.000 enfants hospitalisés pour malnutrition aiguë entre avril et la mi-juillet, dont plus de 3.000 dans un état sévère. Depuis le 17 juillet, au moins 16 enfants de moins de 5 ans
sont morts de faim, selon les hôpitaux de Ghaza.
Cette situation est le résultat de l’escalade des agressions sionistes contre les Ghazaouis ces derniers mois, qui ont entraîné des déplacements massifs de population, combinés à des accès restreints aux
approvisionnements alimentaires causés par l’entité sioniste.
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