SDEM d’Oran : la capacité de production atteint 420.000 m3/ jour

La capacité de production de la station de dessalement de l’eau de mer (SDEM) d’El Mactaa (Oran) est actuellement de l’ordre de 420.000 m3/ jour.
La capacité de production devrait atteindre son maximum, à savoir 500.000 m3/jour, à la fin du programme de maintenance progressive dont elle fait l’objet, ont indiqué des sources de la wilaya.
Renforcement de la sécurité hydrique des wilayas d’Oran et de Mascara
La capacité maximale de production de l’usine de dessalement de Mactaa s’élève à 500.000 m3/ jour, rappelle la même source, soulignant qu’actuellement la capacité de production de l’usine est de 420. 000 m3/ jour. Une fois à sa pleine capacité, l’usine contribuera de manière «significative» au renforcement de la sécurité hydrique des wilayas d’Oran et de Mascara, a-t-on souligné. La cellule de communication de la Société algérienne de l’énergie (AEC) a indiqué, pour sa part, que l’usine de dessalement d’El Mactaa fait l’objet d’un programme de maintenance générale et progressive visant l’augmentation de sa capacité de production dans les mois à venir, jusqu’à atteindre son seuil maximal.
Cette évolution devrait avoir un impact positif sur l’approvisionnement en eau potable de la wilaya d’Oran (particulièrement la partie est) et de la wilaya de Mascara, a précisé la même source. L’usine d’El Mactaa a injecté, du 1er janvier 2025 jusqu’au mois d’août courant, près de 84.652.080 mètres cubes, soit 84 milliards et 652 millions de litres d’eau potable dans les réseaux de l’Algérienne des eaux (ADE), un volume qualifié de « très important» à tous les égards, par la même source.
Faire face au stresse hydrique
Face aux défis du stress hydrique accentué par le changement climatique et la croissance démographique, l’Etat a fait du dessalement de l’eau de mer et du développement hydraulique une priorité stratégique. Car l’Algérie qui est classée parmi les pays les plus arides du bassin méditerranéen avec une disponibilité moyenne de moins de 600 m³ d’eau par habitant et par an (contre le seuil de 1.000 m³ défini par l’ONU), investit massivement pour sécuriser ses ressources. Le programme national qui s’étale de 2021 à 2030 prévoit la construction de 15 nouvelles stations pour porter la capacité totale à 3,7 millions de m³/jour.
En parallèle, le gouvernement sur instruction du président Tebboune a lancé la réalisation de 11 barrages qui s’ajouteront aux 80 autres en exploitation, représentant une capacité de stockage de plus de 9 milliards de m³. Ces infrastructures permettent de réguler les eaux de surface et d’alimenter l’agriculture, qui reste le premier consommateur d’eau avec près de 65 % des volumes mobilisés. Le réseau national intègre également plus de 5.000 forages et puits, ainsi que des transferts hydrauliques majeurs comme le système Taksebt-Alger, qui sécurise l’alimentation en eau de la capitale et de sa périphérie, ou celui du barrage de Beni Haroun, qui alimente six wilayas, ainsi que le projet de transfert des eaux souterraines entre In Salah et Tamanrasset sur 750 km. Résultat : le taux de raccordement des foyers aux réseaux d’eau potable a atteint 98%.
Lutte contre les fuites
Le secteur œuvre aussi à améliorer le rendement du réseau de distribution, actuellement estimé à 75 %, en luttant contre les fuites et en modernisant les infrastructures. Autre priorité : la réutilisation des eaux usées traitées. L’Algérie dispose, de 232 stations d’épuration, avec une capacité de traitement de plus de 590 millions de mètres cubes par an. L’objectif est d’atteindre un taux de réutilisation de 60% d’ici 2030, notamment pour l’irrigation agricole.
Dans une perspective d’innovation, le secteur de l’hydraulique mise aussi sur l’apport des start-up et des petites entreprises. C’est dans ce cadre que s’inscrit une convention signée entre la Société des eaux et de l’assainissement d’Alger (SEAAL) et l’Agence nationale de soutien aux micro-entreprises. Cette convention vise à encourager la création de structures spécialisées dans les métiers de l’eau, allant de la maintenance des réseaux à l’optimisation des services publics,
M.B/APS