Au cœur de l’action publique : le logement en marqueur de l’Etat social

L’accès à un logement garantissant la vie digne du citoyen est un droit acté dans la Constitution, mais aussi un engagement du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui en fait un des piliers de la politique sociale du pays, voire une priorité nationale.

Pour ce second mandat présidentiel, soit le quinquennat 2025-2029, le chef de l’Etat a promis la réalisation de deux millions de logements, toutes formules confondues.

De vastes chantiers ont été ouverts

Depuis, de vastes chantiers ont été ouverts et d’autres le seront bientôt. Et si l’on fait une rétrospective, l’on peut constater que le premier mandat (2020-2024) du président Tebboune a vu la distribution de pas moins de 1,7 million de logements, tous types confondus. Il est donc question de répondre à la demande nationale croissante, de réduire, autant que possible, le déficit en la matière et surtout d’améliorer les conditions de vie du citoyen dans toutes les régions du pays. Cet engagement se décline, rappelons-le, en divers programmes de logements élaborés et conçus de sorte à répondre à la demande des différentes couches sociales. Parmi ces programmes, le logement social (Logement public locatif- LPL) destiné aux familles aux faibles revenus et dans l’incapacité de se payer un logement, dont le financement est entièrement assuré par l’Etat. Ce type de logements, répartis aux différentes communes, sont programmés en fonction de la disponibilité des assiettes foncières, où les autorités publiques locales tentent de satisfaire la demande des citoyens selon l’ordre de priorité et les conditions de l’éligibilité au LPL.

Toujours pour préserver le caractère social de l’Etat, le président Tebboune envisage de réviser le seuil défini du revenu mensuel permettant de bénéficier d’un logement social, fixé actuellement à 24.000 dinars. Pour cette année 2025, l’on prévoit un programme national de logements sociaux comptant 10.000 unités. L’Etat ne s’est pas arrêté la réalisation et la distribution, mais il a mis en place des mécanismes permettant le transfert de propriété aux citoyens bénéficiaires, adaptés aux différentes formules de logements. L’autre formule adoptée par la politique nationale de logement est la location-vente. Un des programmes phares de l’Agence nationale de l’amélioration et du développement du logement (AADL), ayant connu une réussite, s’agissant d’un programme qui répond à la demande d’un large pan de la société. Après les deux premières versions (AADL1 et AADL2), dont les sites ont été réceptionnés et les logements distribués, l’Etat prévoit le maintien de cette formule tout en œuvrant à l’amélioration de la qualité du logement construit. L’Etat veille également à l’aspect esthétique et architectural des sites, afin qu’ils soient dotés d’un minimum de confort, en accordant plus d’importance à l’aménagement extérieur des sites et en les dotant des commodités et équipements nécessaires.

AADL, une formule inscrite dans la durée

Ainsi, la première phase de ce programme ambitieux a été lancée en juillet 2024, où l’on prévoit la réalisation de 200.000 logements (location-vente). Et pour être dans les délais impartis des projets prévus et inscrire cette forme dans la durée, le président Tebboune a décidé la création d’une Banque nationale de l’habitat (BNH), devant assurer, en partie, le financement, outre d’autres banques publiques, tandis que le souscripteur se charge de 38% du coût total du logement, réparti en cinq tranches. C’est là un jalon de plus posé sur la voie de l’Etat social.

Une autre option intermédiaire conciliant la subvention de l’Etat et la participation personnelle du bénéficiaire a été proposée, à savoir le logement promotionnel aidé (LPA) ayant remplacé le Logement social participatif (LSP), lequel demeure valable dans certaines wilayas. Pour ce qui est des zones rurales, l’Etat a opté pour une formule plus adaptée, à savoir l’aide à l’habitat rural estimée, pour le plus clair des wilayas, à 700.000 dinars. Cependant, cette somme a été revue à la hausse à titre exceptionnel pour la wilaya de Tizi Ouzou, connue pour son relief abrupt, pour atteindre un million de dinars, en plus des wilayas du sud du pays auxquelles l’on octroie, depuis de lancement de cette option, un million de dinars d’aide à l’habitat. Cette aide a profité, rappelons-le, à une large frange sociale parmi la population rurale, notamment les jeunes.

Somme toute, le programme du LPL, l’AADL3 ou encore l’habitat rural sont la poursuite des efforts consentis depuis deux dernières décennies, notamment les cinq dernières années ayant vu des plus grandes opérations de distribution de logements. Les chiffres du ministère de l’Habitat en témoignent puisque l’on fait état de 522.959 logements (location-vente) distribués entre 2020 et 2024. S’ajoutent à cela 493.923 logements publics locatifs et 401.411 logements ruraux soutenus durant la même période. Et pour assurer la transparence, l’accès équitable au logement et consolider la justice sociale, l’Etat envisage de mettre en place une plateforme numérique unifiée permettant de simplifier la demande de logement et d’orienter les citoyens vers la formule la plus adaptée. Un outil qui devrait renforcer le fichier national du logement visant à consolider la justice sociale.

A. Mehdid

 

 

 

 

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