Expo Mer 2025 : des start-up sortent du lot

Le rideau est tombé, ce samedi, sur la première édition du Salon international de la mer et de l’économie bleue (Expo Mer 2025).

Organisé sur trois jours, Expo Mer 2025 a réuni à la fois des acteurs institutionnels, des opérateurs économiques et des start-up, venus échanger sur les perspectives offertes par l’économie bleue et explorer des pistes de coopération.

Des contrats conclus

Au terme de cette première expérience, l’organisatrice du salon, Saïda Yasmine Mimouni, ne cache pas sa satisfaction : «Il y a eu beaucoup de contrats conclus, notamment entre institutions nationales. Le but, c’était justement de créer cette intersectorialité , mais aussi de conclure des accords avec des partenaires étrangers». Les rencontres et négociations engagées au cours de ces trois journées ont en effet abouti à des partenariats concrets.

«L’objectif du salon était de favoriser l’investissement et les synergies», a précisé l’organisatrice. Les start-up ont également tiré profit de cet espace de mise en relation. Certaines ont réussi à décrocher des financements, confirmant le rôle du salon comme tremplin pour l’innovation. «À elles désormais de franchir le cap et de devenir des entreprises à caractère économique, l’essentiel est qu’elles participent à l’économie nationale», ajoute Yasmine Mimouni.

Objectifs dépassés

Les conventions et accords conclus concernent les secteurs du tourisme, des transports, des travaux maritimes, de la pêche, de l’aquaculture, sans oublier les start-up développant des solutions innovantes liées au littoral et aux activités marines. La participation du public et des institutions a également marqué cette première édition. Les visiteurs sont venus de 14 wilayas du littoral national. Au-delà des résultats immédiats, l’organisatrice met déjà le cap sur l’avenir. «Pour cette première édition, nous avions fixé des objectifs réalistes et nous les avons non seulement atteints, mais dépassés», souligne Yasmine Mimouni.

Du côté des exposants, c’est aussi la satisfaction. C’est le cas de Bouchra Guettaf, jeune chercheuse fraîche émoulue de l’École supérieure des sciences marines du littoral. Elle a vécu une expérience inoubliable lors de sa première participation au Salon international de la mer et de l’économie bleue. Invitée à présenter son projet de fin d’études, elle s’est dite «très satisfaite» de cette opportunité qui lui a permis de confronter son innovation au regard des professionnels et du public. Son projet consiste en la mise au point d’un aliment 100% naturel destiné à l’aquaculture. Élaboré à partir d’ingrédients locaux, ce produit vise à renforcer l’immunité des poissons, stimuler leur vitalité et favoriser leur croissance.

Une alternative algérienne naturelle et plus accessible

«En dix jours d’expérimentation, les poissons ont pris deux kilos supplémentaires», explique Bouchra Guettaf avec enthousiasme. Pour la chercheuse, cette démarche s’inscrit dans un objectif stratégique : réduire la dépendance de l’Algérie aux produits importés, souvent onéreux. «L’idée est de proposer une alternative algérienne, naturelle et plus accessible», souligne-t-elle. Au salon, elle a attiré l’attention de plusieurs visiteurs et investisseurs potentiels, intéressés par la dimension innovante de son travail.

Mais pour passer à l’échelle industrielle, elle insiste sur la nécessité d’un accompagnement financier et institutionnel. «Avec le soutien des autorités, ce projet peut devenir une véritable solution nationale pour l’aquaculture», affirme-t-elle. Le Salon international de la mer et de l’économie bleue s’est donc clôturé sur une note d’optimisme et dans une atmosphère de réussite, marqué par la signature de contrats, la satisfaction des participants et l’annonce d’une prochaine édition prévue en 2026. De quoi inscrire durablement ce rendez-vous dans l’agenda économique national.

Amokrane H.

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