Rentrée scolaire: un engagement renouvelé

À l’approche de la rentrée scolaire, les autorités intensifient leurs efforts pour construire, rénover et adapter les infrastructures éducatives.

La rentrée, dimanche, des élèves, est toujours précédée d’efforts que les autorités accomplissent pour la construction ou la réfection d’infrastructures. Un élève a besoin aussi de moyens de transport, surtout dans les campagnes, et de cantines pour se nourrir. Le caractère social de l’État algérien se manifeste avec éclat dans le domaine de l’éducation où il est, dans le monde, l’un de ceux qui ont pu quasiment éradiquer l’analphabétisme.

En matière de développement humain, le bon classement de notre pays dans les rapports d’organismes internationaux s’explique surtout par ses bonnes performances dans les domaines de l’éducation et de la santé. Toutefois, l’école n’est pas uniquement un lieu de transmission de savoirs. Sa mission première est l’épanouissement intellectuel de l’élève, mais sa vocation est aussi d’assurer la protection de sa santé.

Des débuts modestes à une politique de santé scolaire structurée

Il faut remonter aux premières années de l’indépendance pour mesurer l’importance accordée à ce volet. Les campagnes de vaccination, notamment le BCG qui protège contre la tuberculose, les visites de médecins, les leçons d’hygiène, l’ouverture d’infirmeries au sein des collèges et lycées furent les balbutiements d’une politique qui, dans le contexte d’un système socialiste, favorisait la pratique de l’éducation physique et sportive.

Plus tard, cette politique s’est déployée avec plus de moyens et à travers un élargissement de la palette des soins et des dispositifs plus affinés. L’amélioration de la qualité des repas au sein des cantines a une incidence directe sur la santé. Le ministère de la Santé rappelle, dans une note officielle, l’importance stratégique de celle-ci. Le document transmis aux directions de santé et d’éducation des wilayas dresse un bilan des acquis du programme de santé scolaire et définit une feuille de route ambitieuse.

Toute la 1e semaine de la rentrée scolaire (du 21 au 28 septembre) sera dédiée à la santé scolaire, selon une décision des ministères de la Santé et de l’Éducation. Des activités de sensibilisation seront organisées dans les établissements pour informer et former le personnel éducatif et les élèves, promouvoir la prévention des maladies et lutter contre les facteurs de risque.

Des progrès dans le dépistage médical

Selon le Dr Sabah Abada, chargée du dossier santé scolaire au ministère de la Santé, l’école doit devenir «un lieu de promotion de la santé, d’éducation aux bons comportements et de prévention active». La responsable souligne les progrès dans le dépistage médical, la vaccination, la santé bucco-dentaire et l’éducation à la santé, mais reconnaît des insuffisances persistantes dans la prise en charge des affections détectées lors des campagnes de dépistage.

Pour préserver les acquis et renforcer le programme, les directeurs de la santé et de l’éducation, avec l’appui des collectivités locales, vont planifier des actions tout au long de l’année scolaire. Les équipes des UDS, qui ont rejoint leurs postes le 14 septembre dernier, ont organisé, en collaboration avec des équipes des APC et daïras, des visites d’inspection des cantines, des sanitaires et de contrôle de la qualité de l’eau potable.

À partir de dimanche, elles devront assurer des visites médicales ciblées pour les élèves des trois cycles, et des équipes mobiles sillonneront zones éparses et enclavées. Le ministère insiste sur la prise en charge efficace et rapide des élèves orientés pour des affections (troubles visuels, auditifs, scoliose, maladies chroniques…) diagnostiquées vers des structures de santé spécialisées.

Vaccination : couverture et rattrapage obligatoires

L’autre priorité est le respect du calendrier national de vaccination, notamment des classes de 1re année primaire, moyenne et secondaire. Les élèves n’ayant pas été vaccinés l’an dernier doivent bénéficier d’un rattrapage obligatoire. Les directeurs de la santé devront travailler, en coordination avec les chefs d’établissement et les EPSP, pour assurer la logistique des campagnes qui seront menées par des équipes des services d’épidémiologie et de médecine préventive (SEMEP), des bureaux communaux d’hygiène (BCH), en présence d’un représentant du secteur de l’éducation.

Toutes ces mesures d’hygiène visent à protéger les élèves contre les hépatites, les toxi-infections alimentaires collectives (TIAC) et toute maladie transmissible en milieu scolaire. Équipes médicales et chefs d’établissement sont appelés à redynamiser les clubs santé, créer des comités de lutte contre le tabac et encourager l’activité physique pour ses bienfaits.

Ne dit-on pas: « un esprit sain dans un corps sain »? Des campagnes d’information, d’éducation et de communication seront lancées sur divers thèmes (hygiène, nutrition, risques liés au tabagisme, maladies transmissibles et santé mentale). Sur cette feuille de route, la santé constitue un chapitre du gros et sensible dossier de l’éducation qui interpelle divers secteurs.

Samira Belabed

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