L’Algérie évoque les essais nucléaires français à l’AIEA

En marge des travaux de la 69e Conférence générale de l’AIEA, l’Algérie a organisé une rencontre sur « les essais et explosions nucléaires français » dans le Sud algérien.
En marge des travaux de la 69e Conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Algérie a organisé, mercredi à Vienne (Autriche), une rencontre sur « les essais et explosions nucléaires français » dans le Sud algérien et leurs effets sur l’environnement et la santé de la population, avec la participation de plusieurs spécialistes et experts et des représentants des missions diplomatiques accréditées à Vienne, de membres des délégations participant à la Conférence générale, et de cadres de l’AIEA.
Lors du débat, les intervenants ont mis en avant les efforts continus de l’Algérie pour réduire les effets néfastes de ces explosions nucléaires à travers les mesures concrètes prises par notre pays pour faire face à cette situation complexe et promouvoir le développement durable dans ces zones. Celles-ci connaissent une dynamique de développement accrue ces dernières années, dans le cadre de la mise en œuvre du programme du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
« L’Algérie continuera de prendre les mesures nécessaires pour garantir un avenir meilleur aux générations futures et répondre efficacement aux besoins des populations sur tous les plans », ont souligné les intervenants lors des débats, appelant la France à assumer sa responsabilité historique, morale et juridique, conformément aux dispositions du droit international, et à remettre les archives relatives à ces explosions et essais, y compris les cartes des sites d’enfouissement des déchets radioactifs.
Pour la première fois, un documentaire mettant en lumière l’état actuel des sites et les effets néfastes de ces essais sur la santé et l’environnement a été projeté, avec les témoignages de plusieurs experts ayant unanimement souligné la responsabilité qui incombe à la France dans le traitement et la dépollution des sites touchés. À cette occasion, l’accent a été mis sur « l’importance de la coopération internationale » dans le cadre de l’AIEA, qui est à même de soutenir les efforts visant à contrôler les effets néfastes de ces essais et explosions.
La 69e Conférence générale de l’AIEA se poursuivra jusqu’au 19 septembre, avec la participation de l’Algérie représentée par une délégation multisectorielle conduite par le président de l’Autorité nationale de sûreté et de sécurité nucléaires (ANSSN), Rachedi Menadi, indique un communiqué du ministère des Hydrocarbures et des Mines.