Le numérique, pilier de la Sûreté nationale

Le numérique, pilier de la Sûreté nationale. De «Allô Chorta» aux réseaux sociaux, les outils se multiplient pour renforcer le lien avec le citoyen.
La Sûreté nationale met en lumière son application «Allô Chorta», devenue en quelques années un outil incontournable dans la lutte contre la criminalité et le contrôle des infractions routières. Mais au-delà de cette seule plateforme, la police algérienne a investi dans une série de solutions numériques visant à renforcer son efficacité et à consolider la confiance des citoyens.
Parmi ces dispositifs, on retrouve le portail électronique de la Direction générale de la sûreté nationale, qui offre aux usagers la possibilité de suivre leurs démarches administratives à distance, de vérifier certaines informations utiles, ou encore d’accéder aux campagnes de sensibilisation en cours.
Des canaux de communication directs
À cela s’ajoutent des lignes vertes et numéros verts, dédiés aux signalements urgents, permettant d’alerter rapidement les unités opérationnelles. Les réseaux sociaux, désormais pleinement intégrés à la communication sécuritaire, constituent une autre passerelle directe avec la population.
Les pages officielles de la police, suivies par des centaines de milliers d’internautes, publient quotidiennement des mises en garde, des consignes de sécurité, des informations sur les opérations menées, mais aussi des appels à témoins.
Cette présence numérique permanente contribue à instaurer une relation de proximité et de transparence avec les habitants.
Une institution en pleine mutation
Dans le même esprit, certaines plateformes spécialisées permettent aux citoyens de signaler des délits liés à la cybercriminalité, un domaine en pleine expansion. Ces espaces sécurisés en ligne, gérés par des unités techniques, facilitent la réception et le traitement des plaintes relatives aux escroqueries virtuelles, aux arnaques sur Internet ou encore aux atteintes à la vie privée.
L’efficacité de ces outils ne se mesure pas uniquement au nombre de signalements reçus, mais surtout à la rapidité d’intervention et à la capacité d’anticiper les menaces. Pour les autorités, chaque plateforme représente une brique supplémentaire dans un édifice sécuritaire moderne, où la technologie et la participation citoyenne se conjuguent pour créer une véritable culture de la vigilance partagée.
En multipliant ces canaux de communication, la police algérienne entend montrer qu’elle n’est plus un service figé, mais une institution en pleine mutation, attentive aux besoins des citoyens et consciente des défis d’une société de plus en plus connectée.
Samira Sidhoum