IATF : les raisons d’une satisfaction

L’Algérie, qui a réuni toutes les conditions nécessaires, en mobilisant d’énormes moyens logistiques et humains, pour assurer le succès de la 4e édition de la Foire commerciale intra-africaine (IATF), peut être rassurée et satisfaite à la fois.

Le déroulé des cinq premiers jours de l’IATF 2025, dont l’importance n’est plus à souligner, ne peut que la conforter dans ce constat partagé par tous les participants.

Une réussite totale

Mercredi, jour de clôture, il ne fera aucun doute que l’IATF 2025 d’Alger aura été une réussite totale. Et tous ceux qui auront contribué à ce résultat sont d’ores et déjà à féliciter pour leur engagement et abnégation. A l’heure du bilan, les raisons du satisfecit sont nombreuses. On pourra citer, en premier lieu, la parfaite organisation saluée au demeurant par les participants nombreux à cette édition. Toutefois, ce n’est pas pour surprendre. L’IATF 2025 n’est pas la première manifestation d’envergure abritée par l’Algérie. Force est de rappeler que toutes les précédentes ont été couronnées de succès.

En fait, bien plus que l’aspect organisationnel et logistique, ce qui prête vraiment à satisfaction est le rendu économique de cet évènement commercial et, plus encore, l’impact politique qu’il ne manquera pas d’avoir sur l’ensemble du continent. Et pour cause, l’IATF 2025 aura permis aux pays africains de se découvrir et prendre conscience de leur réel potentiel qui pourrait être déterminant sur l’échiquier international s’il est utilisé à bon escient. L’Afrique regorge de ressources  qui lui sont enviées et qui sont, néanmoins, à même d’en faire un poids lourd économique. A l’ouverture de cette 4e édition de la Foire commerciale intra-africaine, le président de la République, dont l’engagement envers le continent part d’une conviction assumée, a affirmé que «l’Afrique représente l’avenir».

Symbole de l’éveil économique de l’Afrique

Soulignant l’importance du rendez-vous d’Alger, le président Tebboune a aussi ajouté que la rencontre, «bien plus qu’un simple événement économique, se veut l’incarnation de la conscience collective qui nous anime tous pour édifier un continent intégré, un continent à la volonté forte et influent dans son environnement régional et international». Un continent en mesure de défendre ses intérêts et de peser dans la prise des décisions politiques et économiques. Une vision partagée par les dirigeants africains présents et qui n’ont pas manqué, à l’instar de l’ancien président du Nigeria et président du Conseil consultatif de l’IATF 2025, Olusegun Obasanjo, qui a décrit cet événement comme «symbole de l’éveil économique de l’Afrique et puissant moteur de l’expansion du commerce et des flux d’investissement à travers le continent».

Les nombreux contrats pour des valeurs de plusieurs millions de dollars conclus depuis l’ouverture de la manifestation ont donné raison à cette approche. L’IATF, pensée comme un catalyseur indispensable à l’autonomisation économique et un outil  primordial pour la construction des fondations de l’avenir économique de l’Afrique, a atteint son objectif de contribuer à l’intégration intra-africaine. L’Algérie qui, rappellera le président Tebboune, œuvre depuis toujours pour à défendre les intérêts de l’Afrique n’aura de cesse de lutter «pour permettre au continent de prendre la place qui lui sied dans l’économie mondiale». Il reste aussi, et il est important de le souligner, que cet espoir d’une Afrique prospère et influente, qui ne relève pas de l’impossible au demeurant, ne peut faire l’économie d’une action collective et d’un engagement de ses pays pour concrétiser sa réalisation. Lors de son allocution d’ouverture de cette manifestation, le président de la République s’est adressé aux dirigeants et responsables africains participants, les invitant à faire de cette 4e édition de l’IATF «un nouveau départ et une ère renouvelée où nous nous donnons la main pour avancer à pas sûrs vers une Afrique forte, solidaire et prospère». Une ambition à laquelle le rendez-vous d’Alger a donné forme.

Selma Meziane 

 

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