Adel Maiza : «Tirer les enseignements de ces qualifications au Mondial»

Avec 25 points au compteur, l’équipe nationale de football a terminé la qualification au Mondial 2026 en tête de son groupe G. La 8e victoire a été au forceps mardi au stade Hocine Ait Ahmed face à l’Ouganda (2-1). Pour l’ancien central de plusieurs clubs, dont l’ES Sétif, Adel Maiza, il fallait s’attendre à une telle difficulté par rapport à plusieurs paramètres.
Donner de la confiance à Zidane et aux autres gardiens
«Il y a eu quelques changements au niveau du onze rentrant. Donc, le manque d’automatisme était prévisible. J’ajoute que la motivation n’était pas la même, après que la qualification au mondial 2025 a été acquise face à la Somalie. Cela n’a pas pour autant empêcher les Verts de faire leur remontada. Nous avons vu plusieurs joueurs pour la première fois comme le gardien Zidane, Dorval, Chergui. Un match n’est pas suffisant pour faire une évaluation juste sur leur niveau. Cependant, nous avons eu à apprécier cette envie collective de faire plaisir au public venue en masse soutenir l’équipe nationale. L’essentiel est de tirer les enseignements pas seulement de ce match, mais des neuf autres matches joués précédemment», estime Maiza. Concernant le milieu de terrain, l’incorporation du duo Boudaoui-Zorgane a permis de donner un certain équilibre à cette ligne. «Nonobstant quelques passes perdues et maladresses, nous avons vu que les deux joueurs partagent une bonne coordination et complémentarité. Zorgane a donné un plus dans la relance, bien qu’il peut encore perfectionner son jeu », a-t-il souligné.
Pour ce qui est de l’entrée en matière pour la première fois du gardien Zidane, le joueur qui a raccroché les crampons à l’USM Annaba pense qu’il est encore tôt d’émettre des jugements sur son rendement. «Il a encaissé un but sur une erreur de Boudaoui, qui à mon avis, aurait pu continuer le jeu, vu que l’arbitre n’a pas sifflé de faute. Tout au long de la rencontre, il n’a pas été sollicité pour qu’il y ait une évaluation juste. Depuis le départ de M’Bolhi, notre sélection a eu des soucis pour lui trouver son digne successeur. Nous aurions dû travailler dans ce sens entre 2010 et 2020. Maintenant, il faut donner de la confiance à Zidane et aux autres gardiens. La priorité n’est pas seulement de trouver le gardien titulaire, mais aussi de lui préparer d’emblée des doublures de même niveau », a-t-il expliqué.
Travailler notre organisation défensive
En dépit d’une attaque qui crache du feu, l’équipe nationale continue de souffrir sur le plan défensif. Un point qui a été d’ailleurs soulevé par Maiza. «Nous aurons dans deux mois à participer à la coupe d’Afrique. Il faut penser dès maintenant à renforcer la défense, pas seulement au niveau de la charnière centrale, mais dans la reconversion attaque-défense. Nous devons penser à préparer des joueurs, qui en situation de perte du ballon, puissent revenir vite pour s’acquitter des taches défensives. Au niveau de l’axe, il y a actuellement trois joueurs seulement qui peuvent jouer, à savoir Mandi, Bensebaini et Tougai. Face à des équipes qui jouent dans l’intervalle et avec des attaques rapides, je peux dire que nous trouverons des soucis à résister », a-t-il noté.
Concernant le niveau africain, il a insisté sur la progression de plusieurs formations qualifiées à la prochaine CAN. «Avec la sélection de joueurs signataires dans des clubs européens, des sélections africaines ont dans leurs rangs des attaquants rapides et qui savent quand et comment se placer face au but. D’ici le mois de décembre, il sera préférable de prendre en considération la faille en défense pour éviter de passer à côté lors de la coupe d’Afrique. »
Adel K.