Bachir annonce un plan de modernisation de l’industrie

Le ministère de l’Industrie s’engage à développer le tissu industriel et à moderniser la base de production à travers la mise en œuvre d’un programme global.
Le ministère de l’Industrie s’engage à développer le tissu industriel et à moderniser la base de production à travers la mise en œuvre d’un programme global qui permette de développer l’infrastructure de base, de renforcer l’innovation ainsi que la compétitivité des entreprises industrielles et des laboratoires nationaux, a indiqué samedi le ministre de l’Industrie, Yahia Bachir.
Bachir a fait part de ce programme au cours de la présentation d’un exposé devant la Commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN), lors d’une séance présidée par Mohamed Benhachem, président de la commission, en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Nadjiba Djilali, dans le cadre de l’examen des dispositions du projet de loi de finances (PLF) 2026.
La normalisation et l’accréditation aux normes internationales
«Le ministère de l’Industrie œuvre, dans le cadre d’une vision globale, à renforcer la compétitivité des entreprises industrielles et des laboratoires nationaux, à travers le développement des activités de normalisation, d’accréditation et d’évaluation de la conformité, conformément aux normes internationales», a souligné le ministre.
À cet effet, il a indiqué que le travail est en cours pour mettre en place les fiches techniques des produits et opérations industrielles, en coordination avec les secteurs concernés. Cette démarche s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle approche visant à construire une industrie nationale durable reposant sur la qualité, l’innovation et le partenariat.
Le ministère s’emploie aussi à améliorer le cadre législatif et réglementaire qui régit l’innovation et la propriété industrielle, avec la promotion du système national de transformation technologique. À ce propos, il a rappelé que le ministère tend à définir les activités industrielles à haut potentiel d’innovation et à soutenir les start-up dans les domaines de la technologie et de l’industrie high-tech à travers des programmes incitatifs, en encourageant la coopération avec les universités et les centres de recherche.
Focus sur l’économie verte et numérique
Dans le cadre des efforts entrepris pour diversifier le secteur industriel, il a mis en lumière les leviers stratégiques indispensables à cette transformation. À cet égard, il a également insisté sur l’importance de valoriser les compétences nationales et de développer le savoir-faire spécialisé, notamment dans les domaines de l’économie circulaire, verte et numérique.
Le ministère s’emploie, par ailleurs, à mettre en œuvre des programmes qui visent à protéger et à renforcer les capacités productives, en encourageant la création de réseaux industriels entre les entreprises et les groupes professionnels, pour renforcer l’intégration entre les filières.
Le ministre a estimé que le développement de la sous-traitance et de l’intégration industrielle représentait une priorité fondamentale, précisant que des programmes et des plans d’action seront mis en œuvre afin de renforcer l’intégration nationale, outre l’élaboration d’une feuille de route nationale pour les activités de sous-traitance et l’échange d’informations entre les acteurs.
De nouvelles zones d’activités et zones industrielles en cours
Abordant le dossier du foncier industriel, il a souligné que les efforts se poursuivaient pour accroître la disponibilité foncière et développer les zones d’activités ainsi que les zones industrielles, à travers la coordination avec les différentes instances concernées. Il a fait savoir que le travail est en cours pour parachever les opérations d’aménagement et de raccordement aux divers réseaux, tout en améliorant les mécanismes de gestion, en exploitant ces régions et en constituant des bases de données nationales actualisées sur le foncier industriel.
Pour ce qui est de la modernisation des petites et moyennes entreprises (PME), le secteur poursuit la mise en œuvre des programmes visant à renforcer la compétitivité de ces entreprises et à les adapter aux mutations technologiques, particulièrement dans les domaines de l’économie verte et numérique.
Une « Maison de la qualité » annoncée
S’agissant du nouveau PLF, le ministre a fait observer que la majeure partie du budget du secteur de l’Industrie pour l’exercice 2026 sera consacrée au parachèvement des projets en cours, précisant que plus de 88 % des allocations sont destinées à l’investissement. Entre autres projets à réaliser, Yahia Bachir a cité «la Maison de la qualité», qui sera financée, en partie, par l’Institut national algérien de la propriété industrielle (INAPI).
Pour ce qui est des réformes fiscales liées au secteur, des dispositions ont été proposées, visant à encourager les activités économiques à dimension sociale et de développement.