Signature d’une déclaration conjointe des garants de l’accord de cessez-le-­feu

Une déclaration conjointe des garants de l’accord de cessez-le-­feu est signé lundi lors du Sommet sur Ghaza à Charm El Cheikh, en Égypte.

Dans l’après-midi de lundi, dans la station balnéaire de Charm El Cheikh, s’est ouvert le Sommet sur Ghaza présidé par les présidents américain et égyptien en présence de 31 dirigeants et du SG de l’ONU. Le président Trump a qualifié ce sommet de «jour formidable pour le Moyen-Orient».

L’accord sur Ghaza «ouvre une nouvelle ère de paix et de stabilité»

«C’est un jour formidable pour le monde, c’est un jour formidable pour le Moyen-Orient», dit le président américain, avant de signer une déclaration conjointe avec ses homologues garants de l’accord de cessez-le-feu entre l’entité sioniste et le Hamas palestinien, devant, selon lui, établir les «règles» pour la suite du processus de paix. Il assure que désormais la «paix» régnait au Moyen-Orient.

«Nous avons réussi ensemble ce que tout le monde pensait impossible. Enfin, nous avons la paix au Moyen-Orient», affirme le président américain. Avant le début de la rencontre, le président égyptien, Abdel Fattah Al Sissi a affirmé que Donald Trump, est «le seul capable d’apporter la paix» dans la région.

Abdel Fattah Al Sissi a déclaré que l’accord sur Ghaza «ouvre une nouvelle ère de paix et de stabilité» au Moyen-Orient. Al Sissi souligne qu’il s’agissait d’une «journée historique» pour la paix, jetant les fondations d’une solution à 2 États. Dimanche dernier, l’Égypte a déclaré qu’un «document mettant fin à la guerre» à Ghaza devait être signé lors de ce rassemblement «historique». En seront garants les signataires: les États Unis, l’Égypte, le Qatar et probablement la Turquie, selon des sources diplomatiques.

La paix enfin?

Pour sa part, le Hamas appelle lundi le président américain Donald Trump et les médiateurs à faire en sorte que l’entité sioniste ne reprenne pas la guerre. «Nous saluons la déclaration du président américain Donald Trump, qui a clairement affirmé la fin de la guerre menée par Israël contre la bande de Ghaza», déclare à l’AFP le porte-parole de Hamas, Hazem Qassem. «Nous appelons tous les médiateurs et les acteurs internationaux à continuer de surveiller le comportement de l’occupant et à veiller à ce qu’il ne reprenne pas ses agressions contre notre peuple à Ghaza», ajoute-t-il.

S’agissant de la mise en œuvre de la deuxième phase du plan, qui devrait être marquée par des pourparlers annoncés ardus, il est à souligner que des points demeurent en suspens. Ainsi, le Hamas a opposé une fin de non-recevoir à son désarmement et à l’exil de ses combattants comme prévus dans les 20 points du plan américain. L’autre point objet de discorde a trait à la poursuite du retrait des forces d’occupation de Ghaza.

Par ailleurs, et afin de répondre aux besoins de la population privée de produits essentiels, des camions chargés d’aide humanitaire ont été autorisés à entrer dans l’enclave. D’autres attendaient à Rafah, le point de passage sur la frontière entre Ghaza et l’Égypte. Il y a lieu de rappeler aussi le bilan humain effarant causé par l’agression sioniste contre Ghaza depuis le 7 octobre 2023: 67.869 personnes sont tombées en martyrs et des centaines de corps sont ensevelis sous les décombres.

Et alors que se tenait le sommet de Charm El Cheikh, une conférence internationale pour la reconstruction de Ghaza s’est ouverte près de Londres, en présence notamment de représentants de l’Arabie saoudite, de l’Autorité palestinienne et de bailleurs de fonds, a indiqué le gouvernement britannique. De son côté, le président égyptien annonce que son pays allait accueillir une conférence sur la reconstruction de Ghaza.

Farah Chibane

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