L’IA dans la pratique médiatique au cœur d’un colloque à l’Université de Blida

L’IA dans la pratique médiatique au cœur d’un colloque à l’Université de Blida. Experts et chercheurs ont débattu des opportunités et des défis.

Le thème de l’intelligence artificielle (IA) et son impact sur les sciences de l’information et de la communication a constitué le thème d’un colloque national que l’université Ali Lounici de Blida a organisé récemment et auquel ont pris part un certain nombre de chercheurs et d’experts du domaine.

Organisée par le Département des sciences des médias et de la communication de la faculté des sciences humaines et sociales, cette rencontre scientifique avait pour objectif de mettre en lumière l’intégration majeure de l’intelligence artificielle dans la pratique des médias, ses possibilités et les problèmes qu’elle soulève au niveau pratique, ou encore les prospectives et l’avenir de ces technologies dans le domaine des sciences des médias et de la communication.

Cadre juridique et nouvelles pratiques journalistiques

Plusieurs interventions ont porté sur le cadre réglementaire et juridique de l’utilisation de l’intelligence artificielle pour la protection de la sécurité de l’État et des individus, ainsi que sur l’intelligence artificielle et la sensibilisation approfondie aux médias. De même qu’il a été question du rôle des outils de rédaction automatisée et des algorithmes dans l’analyse des préférences du public, ce qui permet aux journalistes de se concentrer davantage sur la créativité et l’analyse.

Le président du colloque, Mohamed Amine Laâlidji, a estimé, à ce titre, que l’intégration de l’IA dans les sciences de l’information et de la communication constituait une étape essentielle pour moderniser les pratiques médiatiques et renforcer la performance des entreprises de communication, grâce à l’utilisation de technologies intelligentes dans la production de contenu, l’analyse de données et l’interaction avec le public.

Définir l’utilisation de ces outils

De son côté, le recteur de l’université Ali Lounici d’El Affroune, le Pr Farid Kourtel, explique que l’intelligence artificielle est une arme à double tranchant.

Selon lui, l’intelligence artificielle évolue dans une direction positive. «Que nous l’utilisions ou non, elle est devenue incontournable. Si nous voulons développer nos performances et nos services, nous devrons utiliser des technologies différentes», a souligné ce dernier lors de l’ouverture de cette rencontre des scientifiques.

Un appel à un usage éthique et responsable

Pour sa part, le chef du département des sciences de la communication, Mehdi Touati, a qualifié l’exploitation de l’IA dans le domaine de l’information de «grande opportunité» pour développer et adapter les pratiques médiatiques aux transformations numériques actuelles. Il a, aussi, insisté sur un «usage responsable et éthique de ces technologies afin de préserver la crédibilité de l’information et la protection de la vie privée».

D’autres intervenants ont notamment souligné le rôle des outils de rédaction automatisée et des algorithmes dans l’analyse des préférences du public, ce qui permet aux journalistes de se concentrer davantage sur la créativité et l’analyse.

Un robot pour animer, une première à l’université

Par ailleurs, le Dr Bourhali Wafaâ, a indiqué, quant à elle, que les organisateurs de cette conférence ont voulu que cette expérience soit à la pointe des technologies intelligentes. «Nous avons adopté deux aspects organisationnels pour cette réunion, basés sur un aspect technique, intégré et distinct. C’est la première fois que lors des forums universitaires de l’Université Blida 2, on fait appel à un robot, et non à des humains, comme c’est la coutume pour animer les activités du Forum intelligence artificielle et sciences des médias et de la communication. L’intelligence artificielle n’est rien d’autre qu’un développement technique, avec ses usages et ses fonctions», a-t-il tenu à préciser.

Former les journalistes et encadrer les contenus

En réponse à une question sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les journaux comme tremplin pour les journalistes algériens, l’intervenant a souligné que le problème actuel réside dans le manque d’informations précises dans ce domaine. «L’un des objectifs de ce forum est de définir l’utilisation de ces outils par les journalistes algériens», a indiqué le professeur Mohamed Amine. Et d’ajouter : «L’idée fondamentale est d’identifier cet outil et de l’utiliser de manière responsable et éthique. Nous reconnaissons également le potentiel extraordinaire du jeune Algérien à utiliser l’intelligence artificielle, notamment dans ce que l’on appelle le contenu généré par les utilisateurs. Ceci peut être perçu comme positif, car les utilisateurs sont devenus plus actifs et responsables du contenu qu’ils produisent. Il faut reconnaître que ce contenu peut être utilisé de manière potentiellement négative par certaines institutions», a-t-il précisé.

Lors de cette conférence, les spécialistes participants ont également souligné la nécessité d’utiliser ces technologies de manière concrète et éthique afin de garantir la crédibilité de l’information et de protéger la vie privée des utilisateurs face aux rapides transformations technologiques.

M.Benkeddada

 

 

 

 

 

 

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