Lancement d’une formation au profit des membres du CNDH

Une session de formation a été lancée, dimanche à Alger, au profit des cadres, membres et fonctionnaires du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), ainsi que de ceux de l’Observatoire national de la société civile (ONSC).

Cette formation lancée à l’initiative du CNDH et du Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme dans le cadre de la coopération entre l’Algérie et l’ONU, se traduit par un programme de collaboration dans différents secteurs entamé en 2023 et qui se poursuivra jusqu’en 2027.

Une formation assurée par des experts des Nations unies

Lors de l’ouverture de cette session, le président du CNDH, Abdelmadjid Zaalani, a précisé que cette formation d’une durée de quatre jours, assurée par des experts des Nations unies, a été précédée il y a une quinzaine de jours par deux workshops virtuels sur tout ce qui est en rapport avec les droits de l’Homme.

Zaalani a fait part également, dans le cadre de la mise en œuvre de la résolution onusienne 13-25 relative à la contribution des femmes dans la gestion des conflits, de la création dans les jours à venir d’un réseau des femmes algériennes médiatrices, constitué de 22 membres et qui aura à intervenir au niveau national, régional et international.

Renforcer la bonne gouvernance

«Il s’agit de l’un des engagements de l’Algérie, quand elle a été élue à la présidence du Conseil de sécurité de l’ONU. La constitution de ce réseau et la tenue de cette formation prennent un autre sens, vu qu’elles coïncident avec le 80ᵉ anniversaire de la création de l’ONU, la célébration de la Journée nationale diplomatique de l’Algérie et la décision du cessez-le-feu à Ghaza», souligne Zaalani qui n’a pas manqué , dans ce contexte, de rappeler le soutien et la contribution de l’Algérie à la cause palestinienne. «Bien que le cessez-le-feu à Ghaza ne soit pas une décision prise par l’ONU, cette dernière a déployé des efforts dans ce sens. De même que l’Algérie, dont l’apport est étrangement passé sous silence. Nous ne pouvons que nous réjouir de l’arrêt de la guerre à Ghaza et nous espérons qu’un véritable État palestinien sera constitué.»

L’ambassadrice coordinatrice résidente des Nations unies en Algérie, Safina Claudia Ammassari, a signalé que l’objectif de cette formation est de renforcer la bonne gouvernance dans les droits de l’Homme, et ce, tout en saluant les efforts déployés par l’Algérie en faveur de la collaboration entre le CNDH et la société civile. D’autant, poursuit-elle, que les droits de l’Homme sont une question transversale et déterminante pour atteindre les 17 Objectifs du développement durable.

Partage de l’expertise et des expériences

Safina Claudia Ammassari a salué par la même occasion le travail intense dans le domaine des droits de l’Homme au niveau local. «Au niveau des wilayas, avec la mobilisation de la société civile, un travail important est effectué et nous devons le soutenir. Cette formation est une étape importante dans le renforcement des capacités, mais aussi dans le partage de l’expertise et des expériences pour mettre à profit cet apprentissage sur le terrain ainsi que des méthodes de mise en œuvre des recommandations», assure-t-elle.

La présidente de l’ONSC et du Croissant Rouge algérien, Ibtissem Hamlaoui, a indiqué que la participation des membres de cet organisme à cette formation a pour but d’élever le degré de prise de conscience sur l’importance des droits de l’Homme. «Notre pays dispose d’un arsenal juridique de haute qualité portant sur les droits de l’Homme, mais aussi d’acquis que nous devons vulgariser et faire connaître à grande échelle», estime-t-elle en rappelant le soutien inconditionnel de l’Algérie aux migrants en situation irrégulière, notamment, jouissant de l’éducation et de services de santé gratuits, entre autres.

Farida Belkhiri

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