Coup d’envoi du 26e Salon international de l’artisanat traditionnel

Houria Meddahi affirme, dimanche, que l’artisanat est l’un des piliers du tourisme national et un levier économique pour la création de richesse et d’emplois.

Lors du coup d’envoi du 26e Salon international de l’artisanat traditionnel (SIAT 2025), qui se tient du 9 au 15 novembre au Palais de la Culture Moufdi Zakaria, à Alger, sous le thème : «L’artisanat  traditionnel algérien… authenticité de notre patrimoine et créativité artistique», Meddahi souligne les efforts de l’Etat visant à accompagner les artisans à travers une stratégie intégrée, axée sur la formation la qualification et le soutien financier.

L’Algérie compte actuellement 450 000 artisans

«Nous avons choisi d’inaugurer cette édition le 9 novembre, journée nationale de l’artisan, en hommage aux contributions précieuses des artisans dans la préservation de notre identité culturelle et de notre patrimoine. C’est l’occasion de leur adresser nos sincères félicitations et notre profonde gratitude pour leurs efforts constants à faire vivre l’authenticité de l’artisanat algérien et à l’adapter aux exigences du marché», indique la ministre du Tourisme et de l’Artisanat.

Pour Meddahi, l’artisanat est bien plus qu’une activité économique. «C’est l’expression vivante de notre culture et de notre histoire, où chaque pièce raconte l’histoire d’une région et témoigne du savoir-faire transmis à travers les générations», poursuit-elle. Et de rappeler que l’Algérie compte actuellement 450 000 artisans, dont 105 000 femmes, répartis sur plus de 300 métiers. «L’artisanat constitue un pilier du développement local et social, et un levier essentiel pour l’emploi, notamment pour les femmes et les jeunes», soutient la ministre du Tourisme et de l’Artisanat.

323 exposants au SIAT

D’ailleurs, ce poids se reflète dans la forte participation au SIAT avec 323 exposants, dont 200 artisanes et 53 artisans venus de toutes les wilayas du pays, présentant des œuvres artistiques remarquables témoins de la richesse et de la diversité du patrimoine national.  A cela s’ajoute, la présence de 70 artisans venus, entre autres, de Tunisie, d’Égypte, de Palestine, de la République arabe sahraouie démocratique, de Chine, de Libye, de Syrie, de Mauritanie, d’Éthiopie, du Congo et d’Iran. «L’artisanat est un langage universel et ce salon est une plateforme internationale d’échange économique, culturel et artistique, ainsi qu’un pont d’amitié entre les peuples», affirme la ministre.

Meddahi souligne également que l’organisation de cette édition témoigne de l’intérêt particulier que l’État accorde à l’artisanat, dans le cadre d’une vision économique adoptée par les hautes autorités du pays. «L’artisanat est l’un des piliers du tourisme intérieur et un levier économique pour la création de richesse et d’emplois», précise t-elle. Dans cette optique, le ministère, dit-elle, accompagne les artisans à travers une stratégie intégrée axée sur la formation, la qualification, le soutien et le financement. Ainsi en est-il du lancement d’une plateforme numérique dédiée à l’artisanat, visant à faciliter les démarches administratives, l’inscription aux formations artistiques, et la participation aux salons nationaux et internationaux.

Promotion et marketing digital

Afin de garantir la protection des produits de l’artisanat traditionnel, qui constituent un levier de transformation qualitative, un label de qualité et d’authenticité a été mis en place. Ce label vise à distinguer le produit artisanal algérien sur les marchés locaux et internationaux. «Ces mesures juridiques ont permis de protéger les produits artisanaux contre la contrefaçon et de renforcer leur compétitivité», assure la ministre. Et pour accompagner les artisans dans la promotion et le marketing digital, des sessions de formation sont organisées par les chambres locales de l’artisanat et des métiers. Ces formations visent à développer les compétences des artisans et à leur permettre d’acquérir de nouvelles techniques afin de transformer leurs idées et talents en projets durables, enchaine Meddahi dans le même sillage.

Par ailleurs, le ministère veille également à intégrer et accompagner les catégories d’artisans nécessitant une attention particulière, notamment les personnes en situation de handicap et les femmes rurales, qui représentent plus de 35 % de l’activité artisanale. Cela s’inscrit dans le cadre de la politique sociale de l’État, visant à préserver leur source de revenu et à améliorer leurs conditions de vie, rappelle-t-elle, précisant que son départemental œuvre à lever les obstacles rencontrés par les artisans dans l’exercice  de leurs différentes activités.

L’artisanat, une alternative économique

«L’artisanat n’est pas seulement un patrimoine à préserver, mais aussi une alternative économique et un tissu social que nous nous engageons à promouvoir et à développer, afin qu’il contribue au développement local et soutienne la croissance du tourisme intérieur», appuie t-elle. Aussi, l’Etat a mis en place des mécanismes de financement dédiés aux petites entreprises et aux artisans, notamment l’Agence nationale de gestion du microcrédit. Selon Meddahi, ce dispositif a prouvé son efficacité en soutenant des milliers de projets et en créant des dizaines de milliers d’emplois.

S’ajoutent à cela les conventions de coopération signées avec l’Agence nationale de soutien à l’entrepreneuriat et l’Agence de gestion du microcrédit. Ces dispositifs permettent aux artisans d’accéder aux marchés et de bénéficier de financements adaptés à leurs projets, rappelle-t-elle. Outre les artisans, le salon de l’artisanat verra la participation des institutions partenaires des opérateurs économiques et des acteurs du tourisme. Ce qui met en exergue les atouts touristiques de la destination Algérie», conclut la ministre.

A. Mehdid

 

Bouton retour en haut de la page