ARIIS 2025: Appel à créer un cadre sécurisé et transparent du secteur immobilier

Un appel à créer un cadre sécurisé et transparent du secteur immobilier est lancé mardi à Alger lors de l’ARIIS 2025.

La 2e édition du Sommet africain de l’innovation et de l’investissement immobilier-ARIIS 2025 se tient à Alger, confirmant son statut de rendez-vous incontournable pour les acteurs du secteur sur le continent. L’événement rassemble professionnels, institutions et experts afin de débattre, 2 jours durant, des voies et moyens à même de stimuler une dynamique de modernisation et de structuration du marché immobilier africain.

Accompagner le marché de l’immobilier en Afrique

Lors de son allocution d’ouverture le président et fondateur du Groupement National des Agences Immobilières (GPAI-Tunisie), Mohsen Chaabani, souligne la responsabilité pour l’Algérie d’accueillir un sommet visant à rendre le secteur immobilier africain «plus transparent», «crédible» et «attractif», tant pour les investisseurs que pour les citoyens. L’expert en immobilier rappelle que les échanges de la 1e édition «avaient déjà suscité un grand enthousiasme chez les partenaires», saluant la préparation exemplaire qui avait permis de rassembler l’ensemble des acteurs lors de cette nouvelle édition, véritable plateforme continentale.

Selon lui, la «forte participation» enregistrée cette année confirme «l’intérêt croissant» pour ce rendez-vous, dont l’objectif est de «renforcer les partenariats et d’accompagner l’évolution du marché immobilier en Afrique». De là, Mohsen Chaabani résume l’enjeu principal du développement du secteur: «Être unis». Selon lui, l’Afrique doit avancer ensemble afin de renforcer la confiance et attirer davantage d’investisseurs. Il insiste sur la nécessité d’«unifier les modèles, les contrats, les logiques et même certaines lois» pour créer un cadre sécurisé et transparent.

Éliminer les pratiques frauduleuses

L’entrepreneur souligne qu’«il y a aujourd’hui une véritable prise de conscience chez plusieurs gouvernements africains», mais que celle-ci doit se traduire par des mesures concrètes sur le terrain. Il recommande notamment d’«éliminer les fausses agences, les faux profils et toutes les pratiques frauduleuses», considérant que ces comportements «n’encouragent pas les investisseurs et portent atteinte à la crédibilité du marché».

Il plaide également pour une professionnalisation accrue des acteurs: «Un agent immobilier, un promoteur ou tout autre intervenant doit être encadré, formé et informé. Chaque professionnel doit être capable d’apporter des idées innovantes et de progresser constamment. Il ne faut pas stagner. Il faut que chaque année le niveau s’élève», soutient-il.

Mohsen Chaabani ne manque pas de rappeler le potentiel immense du continent. «L’Afrique est riche, parfois mille fois plus que l’Europe. Le véritable défi est d’ordre mental et culturel. L’Africain doit comprendre qu’il vit sur un sol riche et qu’il possède un potentiel extraordinaire. Il faut lui redonner de l’espoir», relève-t-il. Pour y parvenir, il identifie un levier essentiel: «La formation».

Bâtir un marché innovant et dynamique

Dans le même esprit, Salwa Arfaoui, PHD en Real Estate Leadership & Digital Innovation, affirmera: «L’Afrique est la véritable frontière de l’innovation et de l’investissement», souligne-t-elle, mettant en avant le potentiel du continent. «L’Afrique n’est pas la prochaine frontière, c’est la frontière aujourd’hui, pour 2025, 2026 et pour les dix prochaines années», ajoute-t-elle, appelant à une collaboration de tous les acteurs pour bâtir un marché immobilier innovant et dynamique.

Dans ce sillage, elle lance un appel à l’unité et à la collaboration internationale. Enfin, elle met en avant le rôle central des femmes dans le leadership et l’innovation: «Quand les femmes soutiennent d’autres femmes, le monde s’élève. Elles doivent être au premier rang du changement et de la collaboration». Elle salue également le rôle de l’Algérie dans la promotion de ce sommet.

Le secteur immobilier «avance plus rapidement»

Selon Samir Guettache, ingénieur en contrôle qualité chez ERC Salhi Construction Métallique, basée à Boumerdès, rentre dans le vif du sujet relevant que l’entreprise propose des infrastructures métalliques solides, économiques et rapides à mettre en place, adaptées aux exploitations agricoles modernes. «Nos structures hybrides ERC répondent parfaitement aux besoins du secteur. Avec nos ingénieurs, nous continuerons à investir davantage dans ce domaine», dit-il. Il souligne que le marché est en mouvement et que les nouvelles orientations ministérielles favorisent un dynamisme réel: «Le secteur avance plus rapidement que les années précédentes», affirme-t-il.

Côté financement, le représentant de la BNA exprime la disponibilité de la banque à financer les projets immobiliers jusqu’à 90 %. La banque propose 2 formules de financement, classique et islamique, et participe à cette édition afin de faire connaître aux entrepreneurs, notamment issus de la communauté algérienne établie à l’étranger, «ses produits et crédits avantageux».

Amokrane H.

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