Coopération régionale: L’Algérie resserre ses liens économiques

En matière de coopération régionale, l’Algérie resserre ses liens économiques avec la Tunisie et l’Égypte.

2 rendez-vous majeurs s’annoncent pour la coopération entre l’Algérie, la Tunisie et l’Égypte. La 23e session de la Grande Commission mixte algéro-tunisienne se tiendra à Tunis du 9 au 12 décembre, tandis que la capitale égyptienne accueillera prochainement, du 23 au 26 novembre courant la 9e session de la Grande commission mixte algéro-égyptienne. Attestant de l’élan régional d’un partenariat qui, année après année, n’a cessé de gagner en substance, ces échéances placent la coopération entre l’Algérie, la Tunisie et l’Égypte à un moment charnière, où le dialogue politique soutenu ouvre la voie à de nouvelles ambitions économiques et à une intégration renforcé.

Secteurs moteurs: Industrie, énergie, infrastructures et commerce

Depuis des décennies, faut-il rappeler, les 3 pays ont su tisser un réseau de coopérations où l’enjeu économique occupe une place de choix. Les rencontres au sommet, la signature d’accords et la mise en place de mécanismes conjoints témoignent d’une volonté de consolider une union résolument orientée vers la prospérité commune.

Les secteurs moteurs, tels que l’industrie, l’énergie, les infrastructures et le commerce, constituent le cœur battant de cette coopération régionale. Les commissions mixtes créées par les trois pays veillent à la concrétisation des objectifs, traduisant dans les faits l’esprit d’engagement affiché lors de chaque rendez-vous bilatéral. Il faut dire aussi que ce resserrement des liens économiques s’appuie sur une alliance politique solide.

La concertation quasi permanente des chefs d’État, des chefs de gouvernement et des ministres a permis d’établir un climat de confiance propice à la coopération. Les positions communes à l’égard des grandes questions régionales, qu’il s’agisse de la sécurité ou du développement, servent de socle à ce partenariat pragmatique, indispensable pour traverser les défis actuels.

Transition énergétique et développement durable

L’Algérie, véritable pivot, valorise la richesse de ses alliances pour entraîner le Maghreb et ses voisins vers une croissance élargie, tout en promouvant une intégration africaine renforcée. Sa stratégie de diversification et son appui aux initiatives arabes partagées lui confèrent une influence reconnue, régulièrement saluée par Tunis et Le Caire. Ce rapprochement a d’ailleurs donné naissance à un mouvement de fond, avec la concrétisation d’accords de long terme et l’émergence de forums économiques ouverts, où les opérateurs ont multiplié les initiatives et tissé divers réseaux de coopération.

L’un des enjeux les plus pressants pour la coopération entre l’Algérie, la Tunisie et l’Égypte demeure la transition énergétique et la question du développement durable. Face aux attentes de la communauté internationale, ces pays multiplient les initiatives pour diversifier leur mix énergétique et réduire leur dépendance aux énergies fossiles. L’Algérie, par exemple, s’est engagée à déployer des politiques favorisant les énergies renouvelables, tandis que la Tunisie et l’Égypte accélèrent le développement de projets solaires et éoliens.

Bâtir une culture économique régionale

La coordination régionale permet de partager les expériences, mutualiser certaines infrastructures et attirer des financements internationaux, condition essentielle pour répondre efficacement aux impératifs du climat. Ce travail en synergie rappelle que l’intégration économique ne peut se dissocier des nouveaux défis écologiques et que la croissance régionale dépend aujourd’hui autant de l’innovation que de la gestion responsable des ressources naturelles.

Mais l’enjeu principal, au-delà des chiffres, est de bâtir une culture économique régionale, plus résiliente face aux crises et portée par une vision commune du développement. La cadence des rendez-vous à venir en Tunisie et en Égypte atteste de cette volonté d’accélérer l’intégration, avec, en perspective, une région capable de peser davantage sur les plans méditerranéen et africain. L’approche adoptée vise avant tout à rendre l’espace économique plus attractif et capable d’attirer l’investissement.

Dans tout cela, les commissions mixtes sont perçues comme de véritables leviers pour accélérer la concertation et instaurer un environnement propice aux affaires et à l’innovation, reposant sur une relation de confiance soutenue par le dialogue diplomatique et l’écoute mutuelle.

Lyes Mechti

 

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