Forum algéro-turc: Vers des accords concrets stimulant le marché du textile

Lors du Forum algéro-turc de l’investissement et du commerce, des accords concrets sont en voie de conclusion pour stimulant le marché du textile.
Le Centre arabo-africain d’investissement et de développement (CAAID), organise mardi à Alger en partenariat avec l’Organisation turque WCI et la Chambre de commerce et d’industrie de la ville de Bursa, le Forum algéro-turc de l’investissement et du commerce dans le secteur des vêtements pour enfants.
Plus de 90 entreprises turques exposent à Alger
Ce rendez-vous économique d’envergure, qui met à l’honneur un secteur en pleine expansion, est une occasion pour plus de 90 entreprises turques parmi les plus dynamiques du domaine d’exposer leur production sous la forme d’une petite foire à l’Hôtel Sofitel, dédiée aux vêtements pour enfants. Les exposants ont ainsi eu l’occasion, à travers leurs échanges B to B, d’explorer des opportunités d’exportation, d’investissement, de partenariat et de transfert d’expérience avec leurs homologues algériens.
«Le Centre arabo-africain pour l’investissement et le développement joue un rôle moteur dans la stimulation du marché algérien et œuvre à renforcer les partenariats entre les entreprises étrangères et leurs homologues algériennes», souligne son président, Amine Boutalbi, en marge de ce forum. Et de signaler que les entreprises turques présentes proviennent de la région de Bursa, l’une des plus importantes villes industrielles du pays.
Ces sociétés, spécialisées dans l’industrie du textile pour enfants, «se distinguent par leur expertise et leur savoir-faire», fait-il remarquer, ajoutant qu’«elles sont venues avec des projets concrets, désireuses d’investir et de développer leurs activités en Algérie».
Revenant sur les prémices de cette coopération, Boutalbi rappelle que «la 1e rencontre avec ces entreprises, il y a 4 mois, avait déjà permis d’encourager l’exploration des opportunités d’investissement en Algérie». Il note à ce propos que le pays «importe près de 380 millions de dollars de produits textiles par an», un chiffre révélateur du potentiel d’implantation industrielle qu’offre le marché algérien dans ce secteur.
Selon Boutalbi, «de nombreuses entreprises turques sont venues dans une optique de partenariat local et d’investissement direct». C’est dans cette dynamique qu’«une convention de coopération entre la Chambre de commerce et d’industrie de Bursa et l’Association algérienne de l’industrie textile sera signée», annonce-t-il.
Rapprochement des investisseurs algériens et turcs
Ismail Koç, vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie de Bursa pour le secteur textile a tenu, pour sa part, à mettre en avant «la vitalité industrielle et l’esprit de travail acharné» de sa ville, qu’il a décrite comme «l’un des pôles les plus dynamiques de Turquie, qu’il s’agisse de menuiserie, de textile ou d’industrie du cuir». «Ce que nous cherchons avant tout, c’est à rapprocher l’investisseur turc de l’investisseur algérien afin de créer une véritable passerelle entre les deux parties », ajoute-t-il, affirmant que «nous sommes pleinement engagés à renforcer le secteur textile et du cuir en Algérie».
De son côté, le président de l’Union algérienne du textile et du cuir, Belhadj Tebbakh, rappelle que «l’objectif principal est de moderniser nos filières et d’améliorer la qualité de nos productions afin de mieux répondre aux besoins du marché local et international». Dans ce sens, il souligne que «la collaboration avec des partenaires étrangers, notamment turcs, constitue une opportunité stratégique pour transférer le savoir-faire et stimuler l’innovation dans nos industries».
« Nous cherchons, précise t-il, des entreprises prêtes à travailler en partenariat avec des sociétés algériennes, qu’elles soient publiques ou privées, pour développer chaque étape de la chaîne textile, depuis la filature jusqu’à la confection des vêtements». Tebbakh dit espérer, «voir ce type d’initiatives donner lieu à la signature d’accords concrets dans d’autres forums similaires, afin de propulser durablement notre secteur et d’ouvrir de nouvelles perspectives pour les investisseurs et les acteurs locaux».
Assia Boucetta