Les Algériens à la page

Les Algériens à la page. Au Sila, la passion du livre dément les clichés : jeunes et familles redécouvrent le plaisir de lire, loin des écrans.

On a longtemps martelé que les Algériens ne lisaient plus. Que la jeunesse, happée par les écrans, avait tourné la page du papier, à la rigueur remplacée par des fichiers PDF défilant sur les téléphones. Et pourtant… Un simple détour par le Salon international du livre d’Alger suffit à battre en brèche ce cliché.

La jeunesse, gardienne des mots

Depuis l’ouverture de cette 28e édition, les allées grouillent de monde, les stands débordent. On y croise des lycéens, des étudiants, des familles… Le livre attire, fascine, rassemble. Et les jeunes sont là, en nombre, en quête de nouveautés.

Ce qui frappe surtout, c’est la variété des lectures. Les rayons de sciences humaines, de littérature ou d’essais philosophiques attirent tout autant. Le livre retrouve sa place de compagnon dans un monde saturé d’images et de scrolls sans fin.

Cette soif de lecture n’est pas née du hasard. Dans les bibliothèques communales qui s’ouvrent dans le pays, dans les clubs de lecture nés sur les réseaux, dans les cafés littéraires où la parole se mêle au papier, le livre se pare de ses plus beaux atours.

Lire n’est plus un acte rare, ni une nostalgie d’un autre temps. Malgré la déferlante numérique, les Algériens gardent intact ce lien intime avec les mots. Cette jeunesse, qu’on disait distraite, prouve, chaque jour, qu’elle sait encore rêver, réfléchir, s’évader… un livre à la main. Cela pour dire que le Sila est une sorte de société qui se redécouvre lectrice, avide d’histoires, de savoirs et d’émotions. Entre 2 stands, on le ressent presque physiquement : l’Algérie lit.

Amine G.

 

 

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