L’OPU, vitrine du savoir et de l’innovation au Sila

L’OPU, vitrine du savoir et de l’innovation au Sila, illustre le dynamisme de l’édition universitaire nationale et l’ouverture sur les technologies numériques.

Dans l’effervescence du Salon international du livre d’Alger, un stand attire le regard des étudiants et enseignants-chercheurs : celui de l’OPU. Zoubida Lilya Boudrar, chargée de communication de l’Office, rappelle d’emblée sa vocation: «L’OPU est une institution nationale à caractère commercial et industriel dédiée à l’impression, la publication et la distribution d’ouvrages universitaires à destination des établissements du pays».

Le virage numérique de l’édition universitaire

Mais l’OPU ne se contente plus d’imprimer le savoir. L’une de ses vitrines majeures est sa bibliothèque numérique. Plus de 110.000 documents y sont consultables dont 4.154 ouvrages édités par l’OPU.

À cela s’ajoutent plus de 90.000 thèses de doctorat élaborées dans nos universités grâce à un partenariat avec le Centre national de documentation scientifique et technique, plus de 380 titres en langue arabe produits avec le Conseil supérieur de la langue arabe et un fonds composé de 125 publications liées au mouvement national et à la guerre de Libération nationale, en collaboration avec le Centre national d’études et de recherches sur le mouvement national et la Révolution du 1er Novembre.

Une base de brevets au service de la recherche et de l’innovation

À ce corpus s’ajoute un volet souvent méconnu :une base riche de 15.000 brevets nationaux et internationaux, constituée en partenariat avec l’Institut national algérien de la propriété industrielle. Une ressource rare, essentielle aux chercheurs, innovateurs et créateurs de start-up.

Les étudiants peuvent s’abonner à la bibliothèque numérique pour 300 dinars/an. L’accès est fluide, modulable et accompagné de moyens de paiement dématérialisés, dont le Terminal de paiement électronique (TPE), la carte Edahabia ou le paiement direct sur place.

Une plateforme numérique accessible à tous

Enseignant universitaire, Oussama Boucherit, invité pour présenter son ouvrage «L’économie publique», publié récemment par l’OPU, insiste sur l’importance de la plateforme numérique: «Depuis votre domicile, vous pouvez parcourir les ouvrages, consulter des pages, acheter en un clic. C’est une transition majeure qui permet aux étudiants de consolider leurs connaissances et de s’ouvrir plus sur les sciences», explique-t-il.
Son ouvrage, consacré à l’évolution des politiques économiques algériennes depuis l’indépendance, reflète l’histoire du pays et ses ambitions de diversification économique.

Des auteurs de renom au rendez-vous du savoir

Le professeur Salah Eddine Arif, figure académique respectée, cumule un doctorat en sciences économiques obtenu à l’Université de Grenoble et un doctorat en sciences de gestion obtenu en 2022. Sa première collaboration avec l’OPU remonte à 1989, année où il publie un ouvrage issu de ses travaux doctoraux consacrés à la dépendance alimentaire, alors  thème d’importance stratégique. Son nouvel ouvrage s’inscrit dans le domaine de l’évaluation d’entreprise. Le premier tome, présenté au Sila, expose le cadre théorique, détaille les principaux indicateurs utilisés à l’international, la manière dont ils évoluent selon les mutations économiques et leur application dans les marchés. «Les règles d’évaluation ne sont jamais figées mais se transforment avec les économies et leurs exigences», précise-t-il.

Le professeur met l’accent sur 2 nouveautés majeures : l’évaluation des start-up, secteur émergent en Algérie, et l’intégration des dimensions environnementales dans l’analyse financière qui constitue un paramètre désormais incontournable. Le tome II, annoncé pour bientôt, portera sur le cas algérien. Le stand ne désemplit pas. Des étudiants consultent des ouvrages, des enseignants récupèrent des informations sur les procédures de publication et des visiteurs questionnent les représentants de l’Office.

Walid Souahi

 

 

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