Projets structurants: Tebboune exige le respect des délais

Sur les projets structurants, Tebboune exige le respect des délais lors du dernier Conseil des ministres tenu dimanche à Alger.

L’annonce de l’entrée en exploitation de la mine de Gara Djebilet dès le 1e trimestre 2026, intervenue lors du Conseil des ministres lundi dernier, vient rappeler la volonté du Chef de l’État d’inscrire le pays dans une dynamique industrielle rigoureuse, où le respect des délais ne constitue pas une clause accessoire mais le levier central de la politique nationale.

Entrée en service simultanée en janvier 2026

Devant l’exécutif et les responsables concernés par ce projet, le président Tebboune a réaffirmé que chaque phase de réalisation se devait d’être livrée dans les temps impartis, sans compromis ni report, attestant par là même de la place stratégique qu’occupe le minerai de fer de Gara Djebilet dans la relance économique nationale. La mise en exploitation de cette gigantesque réserve, estimée à 3,5 milliards de tonnes, s’accompagnera de l’entrée en service de la ligne ferroviaire minière reliant Tindouf à Béchar dès janvier 2026.

Ce choix délibéré du calendrier, enclenché par des instructions précises du Président, traduit plus qu’une simple exigence. Il incarne une méthode, une intransigeance voulue face aux retards qui, par le passé, ont entravé l’essor de grands chantiers nationaux. Pour le chef de l’État, ajourner sans raison valable revient à affaiblir la compétitivité du pays. Les entreprises nationales et les partenaires étrangers engagés dans la réalisation de Gara Djebilet et de la nouvelle ligne se sont ainsi vu imposé un rythme strict, validé lors des différentes réunions interministérielles, avec des contrôles rapprochés assurés par des comités dédiés.

Exploitation optimale des potentialités nationales

En fait, ce n’est pas la première fois que le président Tebboune se distingue par une rigueur absolue sur la livraison des infrastructures stratégiques. Les projets de stations de dessalement sur tout le littoral national, essentiels à la sécurité hydrique de millions de citoyens, ont été marqués par le même degré d’exigence, puisque chaque site a fait l’objet d’un suivi méthodique, et toute entreprise incapable de respecter la cadence a été remplacée sans tergiversation. À l’instar de la mine de Gara Djebilet, les travaux de la ligne ferroviaire Béchar-Tindouf sont en avance sur le planning contractuel, selon les déclarations de l’ANESRIF, un fait plutôt rare, devenu une nouvelle norme sous ce quinquennat.

Le souci présidentiel n’est pas que d’ordre technique ou économique. Derrière la pression sur les délais, c’est toute une vision du développement qui se dessine, fondée sur l’exploitation optimale des potentialités nationales. La première unité de traitement du minerai de Gara Djebilet, prévue avec une capacité initiale de quatre millions de tonnes par an, doit entrer en service immédiatement après la livraison des infrastructures principales.  Ce tempo soutenu vise à garantir non seulement des retombées financières rapides, avec un chiffre d’affaires anticipé à 3,9 milliards de dollars dès l’exportation des 30 premiers millions de tonnes, mais aussi à générer un profit net supérieur à un milliard de dollars, une bouffée d’oxygène pour le budget de l’État.

Création de 15.000 nouveaux emplois

Il va sans dire que ce pilotage serré des grands travaux de l’Algérie répond à une logique d’efficacité, doublée d’une volonté de garantir l’impact social. En effet, la mine de Gara Djebilet prévoit la création de 15.000 nouveaux emplois et une intégration régionale décisive, avantages rendus possibles par la discipline imposée dès la genèse du projet. Et c’est pourquoi le Président n’hésite pas à responsabiliser publiquement les gestionnaires.

Pour la mine de Gara Djebilet, la formation des ressources humaines locales est un impératif, avec des programmes de qualification déjà déployés pour éviter toute inertie à l’heure du lancement. Les dirigeants du groupe public Sonarem et leurs partenaires, instruits sur l’essence même du projet, savent que la réussite passe par la montée en compétences des jeunes issus des wilayas du sud du pays, miroir de l’ambition nationale appliquée sur le terrain. Mais si la mine de Gara Djebilet symbolise la volonté d’industrialisation du pays et la valorisation de ressources longtemps sous-exploitées, elle est avant tout révélatrice d’une gouvernance nouvelle, où chaque jour, chaque semaine compte, tant sur le plan industriel que social.

Lyes Mechti

 

 

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