Stations de dessalement de Tlemcen, Chlef et Mostaganem: les contrats de réalisation signés

Le groupe Sonatrach a organisé lundi une cérémonie de signature de 3 contrats EPC pour la réalisation de nouvelles stations de dessalement d’eau de mer (SDEM). 

Le groupe Sonatrach a organisé, lundi au siège de sa direction générale à Alger, une cérémonie de signature de 3 contrats EPC pour la réalisation de nouvelles stations de dessalement d’eau de mer (SDEM), en présence du ministre d’Etat, ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, Mohamed Arkab, et du ministre de l’Hydraulique, Taha Derbal.

Renforcement des capacités nationales en dessalement d’eau de mer

Ces contrats portent sur la construction des stations d’Aïn Adjroud (wilaya de Tlemcen), de Dahra (wilaya de Chlef) et de Sidi Ladjel (wilaya de Mostaganem), d’une capacité unitaire de 300.000 mètres cubes par jour, et s’inscrivent dans la première phase du programme national complémentaire de dessalement d’eau de mer décidé récemment en Conseil des ministres.

L’ADC (ex-AEC), filiale de Sonatrach, supervise ces chantiers stratégiques, confiés à des entreprises nationales chevronnées, en l’occurrence Cosider Canalisation pour Tlemcen, l’Entreprise nationale de grands travaux pétroliers (filiale Sonatrach) pour Chlef, et la Société algérienne de réalisation des projets industriels pour Mostaganem. Le délai de réalisation est fixé à 22 mois. Un contrat d’achat-vente d’eau a été signé parallèlement entre l’ADC et l’Algérienne des Eaux, scellant la chaîne de distribution.

Ces projets s’inscrivent dans la première phase du programme national complémentaire de dessalement, décidé lors d’un récent Conseil des ministres sous l’impulsion du président Abdelmadjid Tebboune, qui prévoit six grandes usines au total pour hisser la production nationale à 5,6 millions de m³/jour d’ici 2030. Nour Eddine Daoudi, PDG de Sonatrach, a indiqué dans son intervention que «cette cérémonie s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme national de dessalement d’eau de mer, approuvé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune». 

Vers la garantie d’une sécurité hydrique durable

Daoudi a insisté sur l’enjeu en affirmant que «les trois stations dont nous signons aujourd’hui les contrats d’exécution, d’une capacité de production de 300.000 mètres cubes par jour chacune, constituent une étape clé pour atteindre l’objectif national consistant à porter la capacité totale de production d’eau dessalée à 5,6
millions de mètres cubes par jour à l’horizon 2030». Cette vision ambitieuse, a-t-il ajouté «traduit la
volonté forte de l’État algérien d’assurer une sécurité hydrique durable et de soutenir le développement socio-économique à travers l’ensemble des wilayas du pays». 

Daoudi a appelé à la mobilisation générale : «L’importance stratégique de ces projets nous impose, à
tous les niveaux, institutions de supervision comme entreprises d’exécution, une mobilisation totale des ressources humaines et matérielles, le respect rigoureux des délais fixés et la garantie du plus haut niveau de qualité et de sécurité».

Sonatrach, entreprise citoyenne et moteur de développement durable

Le PDG de Sonatrach a salué le rôle citoyen de Sonatrach en précisant que «la supervision de ces projets par le groupe Sonatrach confirme une fois de plus son rôle d’entreprise citoyenne, engagée concrètement dans la mise en œuvre des politiques publiques de l’Etat, et œuvrant, aux côtés des pouvoirs publics, à accélérer la transition vers un développement durable». 

Il a ajouté au sujet des retombées : «Ces projets contribueront à la création d’un nombre important d’emplois directs et indirects, aussi bien durant la phase de construction que lors de l’exploitation, tout en renforçant les  programmes de formation et de développement des compétences nationales dans le domaine stratégique du dessalement d’eau de mer». 

Pour la souveraineté hydrique

Lahcen Bada, PDG de l’ADC, a enchaîné sur la portée nationale en soulignant que «ces contrats représentent une nouvelle étape dans le renforcement de la souveraineté hydrique de l’Algérie d’aujourd’hui». Il a mis en avant les compétences locales en affirmant que «les compétences algériennes sont pleinement capables de relever les défis qu’impliquent ces chantiers». Et d’ajouter : «La concrétisation de ces stations permettra d’augmenter la capacité nationale de production afin de mieux répondre aux besoins des citoyens en eau potable, dans un contexte marqué par la rareté croissante des ressources hydriques».

Pour lui, ces projets consolident également le rôle du groupe Sonatrach «dans le renforcement de la sécurité hydrique nationale, en complément de son rôle historique en matière de sécurité énergétique». Il faut rappeler que ces projets s’intègrent à un vaste un élan national accéléré pour la souveraineté hydrique. Depuis 2020, sous l’impulsion du président Abdelmadjid Tebboune, l’Algérie a doublé ses capacités de dessalement d’eau de mer, passant de 2,2 millions de m³/jour à plus de 3,5 millions en 2025.

25 stations de dessalement opérationnelles en 2030

Parmi les réalisations phares figurent les stations d’Arzew (300 000 m³/jour, mise en service 2023), Hassi Messaoud (200 000 m³/jour, 2024), Skikda (400 000 m³/jour, inaugurée fin 2024) et Tipaza (250 000 m³/jour, opérationnelle depuis mi-2025). Ces infrastructures, souvent réalisées par des consortiums nationaux incluant Sonatrach et ses filiales, ont déjà couvert 70% des besoins en eau potable de 12 wilayas côtières.

Le programme présidentiel complémentaire, décidé en Conseil des ministres récent, vise 5,6 millions de m³/jour d’ici 2030 via 6 nouvelles usines, dont les 3 signées lundi. Au total, 25 stations seront opérationnelles, générant 15.000 emplois directs et indirects, tout en formant 2.000 ingénieurs nationaux en technologies d’osmose inverse. Cette stratégie consolide l’indépendance hydrique face aux défis climatiques, soutenant le  développement socio-économique durable à travers le territoire national.

Lyes Mechti

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