Étudiants en cinéma à Timimoun: De la théorie à la pratique

Les étudiants en cinéma à Timimoun passent de la théorie à la pratique en vivant l’organisation d’un festival et en côtoyant des professionnels.
Le récent Festival international du court-métrage de Timimoun a permis aux étudiants de la première promotion de l’Institut supérieur du cinéma de Koléa «Lakhdar Hamina» de vivre une première expérience immersive dans l’organisation d’un festival.
Présents dans les lieux de projection (Cinémathèque «Malek Bennabi», Théâtre de verdure et Capterre) où se tenaient les tables rondes, les étudiants ont assuré diverses missions, entre accueil du public et assistance technique. «C’est un véritable apprentissage en contact direct avec les professionnels du secteur», dira l’un d’eux. Venus quelques jours avant le coup d’envoi du festival, ils ont participé à la préparation des espaces de projection et à la mise en place de la logistique et assisté les équipes dans l’accueil du public et la coordination des projections.
Pour Dalel Khlili, étudiante en spécialité d’écriture de scénario, il s’agit d’une expérience très enrichissante car elle a pu découvrir le fonctionnement d’un festival de l’intérieur, assister aux préparatifs et observer le travail des professionnels au quotidien. «En plus de notre travail dans l’organisation, j’ai pu rencontrer de grandes figures du cinéma, leur parler, poser des questions et recevoir leurs conseils», confie-t-elle.
Une ouverture stimulante sur le cinéma international
«La présence des participants étrangers, notamment du Sénégal, invité d’honneur, a été une véritable ouverture sur le cinéma international. Nous avons pu découvrir le fonctionnement d’autres industries cinématographiques, observer leurs méthodes de travail et échanger directement avec eux», poursuit Khlili.
«Pouvoir côtoyer ces professionnels, leur poser des questions et recevoir leurs conseils a permis d’avoir un autre regard sur le cinéma, de comparer les pratiques et de mieux comprendre les enjeux de ce métier dans divers pays. C’est une expérience qui nous enrichit tant sur le plan professionnel que personnel», renchérit-elle.
Pour Lina S. étudiante dans la même spécialité, le festival a été l’occasion de lier théorie et pratique. «Participer aux projections et aux tables rondes m’a permis de mieux comprendre les attentes du public et la manière dont un film est reçu. Cela m’inspire dans mon travail d’écriture et me donne des idées pour mes futurs projets», avance-t-elle.
Un apprentissage pratique au-delà de sa spécialité
L’échange avec les réalisateurs et les scénaristes lui a offert une perspective nouvelle sur la narration et la construction des histoires. «Observer leur approche et discuter avec eux m’a permis de réfléchir à ma propre manière d’écrire», explique-t-elle.
Fares Ferkhi, étudiant spécialisé en production cinématographique, dont le travail ne touche habituellement pas à l’organisation de festivals, a vécu l’expérience comme un défi personnel. «C’était une belle occasion de sortir de ma zone de confort», reconnaît-il. «Voir comment se déroule un festival, comprendre la coordination des équipes et suivre les coulisses m’a permis d’apprécier l’ampleur du travail nécessaire pour faire vivre un événement de grande envergure. Ce n’est pas mon domaine mais j’ai beaucoup appris», assure-t-il.
Souha Bahamid