Prix du Président de la République pour la littérature et la langue arabes
Rayonnement de la créativité littéraire

Le Prix du Président de la République célèbre la littérature et la langue arabes, mettant en lumière le rayonnement de la créativité et de la culture.
Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a présidé, jeudi dernier, au centre international de conférences Abdelatif Rahal à Alger, la cérémonie de remise du Prix du Président de la République pour la littérature et la langue arabes, dans sa première édition.
Organisée par le Haut Conseil de la langue arabe (HCLA), sous le haut patronage du président Abdelmadjid Tebboune, cette première édition s’inscrit dans le cadre de la Journée mondiale de la langue arabe, placée sous le slogan : « Des perspectives innovantes pour la langue arabe : des politiques et des pratiques qui dessinent un avenir linguistique plus inclusif ». La rencontre a célébré la créativité, la passion pour la langue arabe et le rôle de la littérature dans la valorisation de notre patrimoine culturel.
Une cérémonie en présence des hautes autorités
La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment les ministres de la Culture, de la Justice, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de la Formation et de l’Enseignement professionnels, ainsi que des Affaires religieuses et des Wakfs.
Le président du Haut Conseil de la langue arabe, Pr Salah Belaïd, a souligné que cette distinction vise à promouvoir l’utilisation de la langue arabe et à renforcer sa présence dans les domaines administratif, éducatif, scientifique, culturel et technologique. Il a également insisté sur l’importance d’encourager la recherche scientifique et la création littéraire, de soutenir la traduction vers l’arabe et de valoriser la production scientifique et intellectuelle, afin de renforcer la place de la langue arabe dans tous les aspects de la vie.
4 domaines récompensés
Attribué chaque année, le Prix du Président de la République pour la littérature et la langue arabes récompense les meilleures œuvres et réalisations dans 4 domaines : le rayonnement de la langue arabe, la connaissance, la traduction ainsi que la littérature, entre le roman, la nouvelle, le théâtre et la poésie.
Ainsi, dans la catégorie « Rayonnement de la langue arabe », le Premier ministre a décerné le 1e prix au chercheur Seddik Boutiouta pour son ouvrage « Glossaire et définitions des satellites » (Massred moustalahat wataarifat el aqmar sinaiya). Le 2e prix a été attribué à Lakhdar Far pour son dictionnaire spécialisé dans le secteur du bâtiment, des travaux publics et de l’irrigation, tandis que le 3e prix est revenu à Ali Kachroud pour son ouvrage « Guide des règles de l’orthographe » (Dalil fi Ahkam Rasm Imlaa’i).
Un timbre commémoratif pour célébrer la langue arabe
Dans la catégorie « Littérature et créativité », la romancière Baba Hanna Nana a remporté le premier prix dans le genre roman pour son œuvre « El-Niriya ». La poétesse Fatima Gharbi s’est distinguée dans la poésie avec son recueil « Banat al-Djiyad », tandis que le prix du recueil de nouvelles a été attribué à Hafida Mimi pour « Mamnou’ ramye el Amchaj ».
Par ailleurs, le jury a décidé de ne pas attribuer de prix dans les catégories « Connaissances » et « Traduction ». Selon le président du jury, Mohamed Tahrichi, « les travaux soumis dans ces catégories n’atteignaient pas le niveau requis pour le Prix du Président de la République pour la littérature et la langue arabes », a-t-il précisé.
En marge de la cérémonie, le ministre de la Poste et des Télécommunications, Sid Ali Zerrouki, a procédé, aux côtés du Pr Salah Belaïd, à la signature d’un timbre commémoratif dédié à l’événement, symbolisant le rayonnement et la valorisation de la langue arabe à travers toutes ses expressions culturelles et scientifiques.
Les lauréats saluent le soutien du chef de l’Etat
Les lauréats de la première édition du Prix du président de la République pour la littérature et la langue arabe ont salué, à cette occasion, le soutien constant du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à la recherche et à la créativité en langue arabe. A cet égard, le chercheur Seddik Boutiouta, lauréat du 1e prix dans le domaine de l’épanouissement de la langue arabe, s’est déclaré fier de cette distinction qui lui donne, a-t-il dit, un »fort élan pour poursuivre la recherche au service de la langue arabe ». Le Prix du président de la République pour la littérature et la langue arabe va « inciter les chercheurs dans divers domaines à enrichir les bibliothèques nationale et arabe par des travaux algériens servant la langue arabe dans plusieurs spécialités », a-t-il ajouté.
De son côté, la poétesse Fatima Gherbi, primée dans le domaine de la littérature et de la créativité pour son recueil « Banat El-Djyad », a estimé que cette distinction revêt une »profonde symbolique », car étant placée « sous le haut patronage du président de la République et la supervision du Haut Conseil de la langue arabe ». Elle considère ce prix comme une »valeur ajoutée » à son parcours poétique encourageant à « davantage de créativité ». La nouvelliste Hafida Mimi a, quant à elle, loué l’initiative du président de la République en faveur de la littérature et de la langue arabe, voyant dans la consécration de son recueil de nouvelles ‘ »Mamnoue ramiî el-amchadj », dans le domaine de la littérature et de la créativité, une »grande reconnaissance » pour son parcours littéraire.
Souha Bahamid